Baraka: «Le boycott reflète la souffrance des citoyens face à la cherté de la vie»

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Nizar Baraka. Crédit: DR.

Le patron du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, est sorti de sa réserve concernant la campagne de boycott qui vise des marques de grande consommation marocaine.
Invité vendredi soir dans l’émission «Point à la ligne» diffusée sur la radio publique, le secrétaire générale de l’Istiqlal (Opposition), Nizar Baraka, a donné son avis concernant la campagne de boycott qui sévit depuis une semaine et vise trois marques marocaines de grande consommation.
Contrairement aux deux ministres Rnistes, Aziz Akhannouch et Mohamed Boussaïd, qui ont, chacun à leur manière exprimé leur refus de cette campagne, le chef de file de l’Istiqlal a adopté une position pour le moins mesurée, tout en appelant le gouvernement à «saisir le message» véhiculé par cette campagne.
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Pour celui qui occupe également le poste de président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la campagne de boycott n’est autre qu’«un nouveau moyen utilisé pour porter des revendications sociales», critiquant au passage «le silence du gouvernement» à ce sujet.
«Ce qui est important, ce n’est pas de savoir qui est derrière la campagne, mais plutôt de saisir le message véhiculé par elle, qui n’est autre que la souffrance des citoyens face à la cherté de la vie», a-t-il ajouté, dans des propos rapportés par nos confrères d’Al3omk.ma.
Un « signe de vitalité »
Baraka a également expliqué l’appel au boycott par le contexte marqué par l’approche du mois de Ramadan, «surtout que cette situation ne cesse de devenir critique à cause du déclin de la classe moyenne», a-t-il mis en garde.
Evoquant la baisse du pouvoir d’achat des Marocains, l’ex-ministre sous le gouvernement Abbas El Fassi a également critiqué la hausse du prix des hydrocarbures, «qui ont atteint un maximum que le citoyen ne peut plus supporter», a-t-il encore asséné.
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Si Nizar Baraka s’étonne du silence du gouvernement face à la campagne de boycott, plusieurs ministres ont au bien au contraire réagit, à l’instar de Mohamed Boussaïd et Aziz akhannouch, mais aussi du ministre Pjdiste de l’Emploi Mohamed Yatim, qui, à l’opposé des deux précédents, a qualifié la campagne de boycotte de«signe de la vitalité de la société marocaine».
Pour rappel, une large campagne de boycott visant trois marques de grande distribution (Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia gaz) sévit depuis le 21 avril. D’origine inconnue et lancée d’abord via les réseaux sociaux, la campagne est rapidement devenue virale.
L’impact de la campagne est jusqu’à ce jour difficilement mesurable, même si dans plusieurs points de vente, des épiciers affirment que certains produits visés par la campagne ont vu leur vente diminuer, parfois considérablement. Plusieurs célébrités ont également affiché leur soutien à cette campagne.