Qualité de la viande brésilienne: l’ambassadeur du Brésil apporte ses précisions

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Dans une lettre adressée au journal Le Matin, l’ambassadeur brésilien défend la qualité de la viande bovine de son pays importée par le Maroc depuis fin mars. 

Au-delà de la « condition physique irréprochable des animaux de l’espèce Bos indicus-Nelore brésilien, robustes et avec plus de 550 kilos, qui sont déjà arrivés et qui arriveront encore dans les prochains jours au Port de Jorf Lasfar, il faut bien préciser que le mode d’élevage pratiqué au Brésil est naturellement extensif et conforme aux plus hauts standards sanitaires internationaux », explique d’emblée l’ambassadeur du Brésil au Maroc, Julio Glinternick Bitelli, dans cette lettre publié le 6 avril par Le Matin.

Selon le diplomate, le Certificat vétérinaire international (CVI) en vigueur, accordé en janvier 2023, à Brasília, entre les équipes techniques de l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’élevage, établit des garanties sanitaires très strictes.

Il assure, poursuit l’ambassadeur brésilien, des examens laboratoires obligatoires préalables, avant même le départ du Brésil, pour écarter les maladies de la fièvre aphteuse, de la fièvre catarrhale ovine, de la brucellose et de la tuberculose, entre autres.

Ce certificat assure aussi qu’il n’y a eu aucune utilisation des farines d’origine animale pour nourrir les bovins originaires du Brésil, précise encore Julio Glinternick Bitelli.

Viande d' »excellente qualité »

L’ambassadeur rappelle aussi que les éleveurs au Brésil sont interdits depuis 2001 d’utiliser des anabolisants et des hormones de croissance sur leurs cheptels. « L’utilisation des antibiotiques se fait en stricte conformité avec les standards de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). En effet, les plus récents résultats (2021) du Plan national de contrôle des résidus et contaminants (PNCRC) démontrent que, parmi les 3.739 échantillons analysés, aucune trace d’antibiotiques ni d’anabolisants n’a été trouvée ».

Mercredi déjà, le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime a voulu rassurer l’opinion publique sur la qualité de cette viande. Invité du Forum de la MAP, Mohamed Sadiki a indiqué que la première cargaison de têtes de bovins brésiliens, arrivée au port de Jorf Lasfar le 26 mars dernier, est d’une « excellente qualité ».

Lire aussi: Importation de viande bovine: le Maroc veut trouver des substituts aux pays européens

Il avait également affirmé que les vétérinaires de l’ONSSA avaient fait le déplacement jusqu’au Brésil pour assurer la sécurité sanitaire de cette viande.

« Le Brésil exporte chaque année un million de têtes de cette espèce et 2,4 millions de tonnes de viande conditionnée », avait-il fait valoir.

Le ministre avait aussi expliqué que si le Maroc s’est tourné vers la viande brésilienne, c’est pour diversifier les sources d’importation et ne plus dépendre que des pays européens, comme l’Espagne et la France.

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