Sept ans de prison pour l’agression au couteau du muezzin de la mosquée de Londres

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Le muezzin Raafat Maglad de la mosquée centrale de Londres a été agressé au couteau vendredi 21 février 2020 — Tolga AKMEN / AFP

Un sans domicile fixe de 30 ans a été condamné lundi à sept ans et trois mois de prison pour l’agression au couteau du muezzin de la mosquée centrale de Londres en début d’année.

S’y ajoutent quatre ans de prison avec sursis après sa libération.

Le prévenu Daniel Horton, qui connaissait la victime car il fréquentait le lieu de culte depuis plusieurs années, avait plaidé coupable de blessures corporelles graves et possession d’objet tranchant devant la cour de Southwark, un quartier de Londres.

Blessé au cou sans que ses jours ne soient en danger, le muezzin Raafat Maglad, chargé d’appeler à la prière, avait pu quitter l’hôpital rapidement. « Je suis désolé pour lui », avait-il déclaré à la presse en parlant de l’agresseur. « Ce qui est fait est fait, il ne peut pas revenir en arrière ».

 

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Lors de l’audience le mois dernier, le procureur Benn Maguire avait détaillé le traumatisme que connaît le muezzin, qui « est moins en confiance quand il se tient debout, tournant le dos aux fidèles, et a peur d’être agressé ». Il souffre également de troubles du sommeil et sa voix a été affectée.

Le mobile du geste de l’agresseur reste obscur. Pendant sa garde à vue, il avait expliqué qu’il aurait pu tuer le muezzin, mais que ce n’était pas son intention, qu’il voulait « lui envoyer un message » ainsi qu’à ceux qui sont « associés » avec lui, sans expliciter davantage.

« Nous ne saurons peut-être jamais pourquoi Horton a attaqué sa victime de façon aussi vicieuse, mais il n’y a jamais d’excuse ou de raison acceptable au recours la violence », a déclaré dans un communiqué l’enquêteur Daniel Jones, de la police de Londres. Il a également remercié les fidèles qui ont « héroïquement » arrêté l’agresseur ce jour-là en attendant l’arrivée de la police, « l’empêchant possiblement de faire plus de mal ».