Pas de choc pétrolier, promet l'Arabie Saoudite

L’Arabie saoudite n’a aucune intention d’imposer à ses clients occidentaux un embargo sur le pétrole comme celui de 1973 et continuera à dissocier le pétrole de la politique, a déclaré lundi le ministre saoudien de l’Energie en pleine crise provoquée par la mort du journaliste Jamal Khashoggi. « Nous n’en avons aucune intention », a répondu Khalid al Falih à l’agence russe Tass qui lui demandait s’il existait un risque de nouveau choc pétrolier.
La version officielle avancée samedi par Ryad d’une mort « accidentelle » de Jamal Khashoggi au cours d’une altercation dans le consulat saoudien à Istanbul n’a pas convaincu grand monde, à l’exception de Donald Trump qui s’est efforcé de désamorcer la crise en évoquant des explications « crédibles ». Plusieurs responsables républicains au Congrès ont en revanche renouvelé leurs critiques contre l’Arabie saoudite et en particulier le prince héritier Mohamed ben Salman (« MBS »), dont plusieurs proches sont directement impliqués.
Lire aussi: Adil Ziyadi: «L’augmentation du prix à la pompe est une tendance internationale»