Qui est Amine E, l’ancien policier impliqué dans le réseau de trafic de cocaïne de Harhoura?

L’affaire de la demi-tonne de cocaïne de Harhoura n’en finit pas de défiler son chapelet de rebondissements. Après l’arrestation d’un couple de Casablanca, les éléments de police viennent d’arrêter un certain Amine E, un ancien motard de la police, qui serait à la tête d’un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment d’argent.

L’un des principaux responsable du réseau de trafic de cocaïne s’appelle Amine E. Il est le propriétaire d’un restaurant spécialisé dans les fruits de mer au quartier Agdal de Rabat et également gérant d’un café situé dans la même rue et appartenant à un ressortissant espagnol qui se trouve actuellement dans son pays.

L’individu en question était un motard du quatrième arrondissement de Yaacoub Al Mansour de Rabat. Il posséderait également une agence de location de voiture via laquelle il faisait du blanchiment d’argent.

 

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Rappelons qu’une opération menée mardi soir, conjointement par les éléments de la police judiciaire de Témara et de Casablanca, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a permis la saisie de 476 kilogrammes (kg) de cocaïne dans un appartement à Harhoura, aux environs de Rabat.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué mercredi, dans un communiqué, que les premiers éléments de l’enquête ont permis l’arrestation d’un individu et d’une femme à Casablanca âgé respectivement de 40 et 38 ans, avant que les investigations ne conduisent à la localisation de l’appartement qui a été aménagé pour abriter les quantités de cocaïne.

 

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Après l’arrestation dudit couple, les éléments de la sûreté nationale avaient également saisi, lors des perquisitions, un fusil de chasse et 19 cartouches calibre 22 millimètres, des sommes d’argent en devises nationale et étrangère, une bombe lacrymogène, 12 montres de luxe, des bijoux, une caméra numérique, 3 carnets de chèques et une lettre de change comportant un montant de 1.200.000 dirhams, ainsi que des documents de voyages et des pièces d’identité et un 4×4.

D’après les premiers éléments de l’enquête, la cocaïne, de qualité supérieure, provenait de Colombie. Les présumés coupables comptaient la vendre dans les environs de Bouznika et Témara.