Le PJD accuse l’Intérieur d’inertie dans la protection de ses conseils territoriaux

Suite aux événements du Conseil de la ville de Rabat du mercredi 9 octobre, le groupe du PJD à la Chambre des Représentants a accusé le ministère de l’Intérieur d’inertie dans la protection des Conseils communaux qu’il dirige dans plusieurs villes.

 

A l’aune des tristes événements qu’a connu la session du Conseil de la ville de Rabat du mercredi 9 octobre, qui a été le théâtre de graves violences verbales et physiques entre conseillers de la majorité et leurs détracteurs de l’opposition (PAM), le groupe du PJD à la première chambre s’est plaint de l’inertie et l’inaction du ministère de l’Intérieur en termes de veille sur le bon fonctionnement des conseils communaux dirigés par le parti ainsi que sur le bon déroulement des sessions de ces conseils, rapporte Al Masae dans son édition du mercredi 16 octobre.

«On constate dernièrement qu’il y a eu une campagne orchestrée pour empêcher le fonctionnement des conseils élus. Et ce, devant l’œil bien veillant des représentants des autorités qui ne bougent pas le petit doigt», ont déploré les représentants du PJD réclamant des explications de la part du ministère de tutelle.

L’Intérieur réfute

Cette accusation a été vite réfutée par le ministère de l’Intérieur. Le ministre le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb, a précisé que «les lois et les règlements organisant les collectivités territoriales considèrent que le Président du Conseil communal est le seul habilité juridiquement à veiller sur le bon déroulement des sessions».

Et d’ajouter que «la loi a mandaté aux Conseils territoriaux la possibilité d’exclure toute personne d’entre les présents qui perturbe le bon déroulement des sessions ou qui ne respecte pas les dispositions de la loi. Et ce, par le biais d’un arrêté qui n’a pas besoin d’être examiné par la majorité ».

En réponse à cette accusation adressée implicitement au Wali de Rabat Mohammed Yaacoubi et au Secrétaire général de la Wilaya de Rabat,  le ministre délégué a soutenu que « le législateur a instauré la présence des autorités dans le but de permettre à celles-ci de suivre le déroulement des travaux des conseils élus et veiller sur le respect de l’application de la loi et l’intervention sur demande du président pour veiller sur l’ordre pendant les sessions ».

A rappeler que le Conseil de la ville de Rabat a été, mercredi 9 octobre, le théâtre d’échanges d’insultes, accusations réciproques, provocations mutuelles et même agressions physiques et jets de bouteilles entre les élus du PJD et ceux du PAM.