La revue de presse du samedi 30 mai

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire:

Telquel 

Rapatriement des Marocains: Aller simple, retour compliqué.

Les modalités de rapatriement des Marocains coincés à l’étranger en raison de la pandémie du coronavirus se dessinent. « Une annonce sera faite incessamment sous peu », nous promet une source proche du dossier selon laquelle cette opération est « imminente ». Selon les informations du journal, près de 33.000 Marocains coincés aux quatre coins du monde sont concernés. Ils ne rallieront pas tous le Royaume au même moment, les autorités compétentes ayant décidé d’accorder la priorité à certaines catégories jugées comme « plus vulnérables », révèle une source du journal.

Maroc-Hebdo 

Artisanat: la CGEM tire la sonnette d’alarme.

L’artisanat a été lourdement impacté par la crise liée au Covid-19. Intimement lié au tourisme, le secteur a perdu la moitié de son chiffre d’affaire et près de 70% des emplois durant cette période de crise. La CGEM tire la sonnette d’alarme en mettant en avant le poids socio-économique d’un secteur qui emploie 2,3 millions d’artisans et 450.000 au niveau des PME. Pour stimuler la demande, la Confédération propose d’imposer des barrières tarifaires à l’import de tout produit d’artisanat concurrentiel. Ceci permettra d’encourager la consommation de produits fabriqués localement. Il s’agira également de prévoir une loi disposant que pour tout marché de construction ou d’aménagement d’un bâtiment public lancé par l’Etat, 25% du coût de construction et d’aménagement seraient consacrés à l’achat de produits d’artisanat fabriqués dans le pays.

Challenge

Matériel agricole: les opérateurs ont le blues.

La dégringolade continue sur la vente de tracteurs neufs. La campagne agricole 2019-2020 s’est caractérisée par des conditions climatiques difficiles avec une pluviométrie faible, le cumul des précipitations enregistrées jusqu’au 08/04/2020 s’élève à 261 mm, contre 361 mm à la même période de la campagne précédente et 400 mm en année normale. Ces conditions climatiques ont contribué à une baisse importante du marché des tracteurs agricoles neufs. « Nos statistiques à fin avril révèlent un niveau de ventes de 305 unités, soit une baisse de 326 par rapport à fin avril 2019 », indique-t-on auprès de l’Association marocaine des importateurs du matériel agricole (AMIMA).

La Vie Eco 

Immobilier: la location ou la location/accession à la propriété, à développer d’urgence.

La crise sanitaire causée par le Coronavirus a mis la lumière sur plusieurs dysfonctionnements du secteur immobilier. La problématique principale étant les prix de vente et l’inadéquation, entre l’offre existante et la demande manifestée. Si le comportement des prix reste une opinion partagée entre les professionnels du marché, entre maintien et baisse, du moins pour le neuf, certains acteurs du marché plaident plutôt pour un recul des prix pour les biens immobiliers de seconde main. Parallèlement, on s’attend à une réorientation des clients, d’avant- la crise, vers la location, reportant ainsi leurs décisions d’achat, le temps que la situation se stabilise. • L’activité de certaines banques participatives marque le pas. Les banques participatives auront connu des jours meilleurs que ces 3 derniers mois. En effet, l’activité financement, notamment, a marqué un arrêt, en raison du manque de visibilité sur la situation économique du pays. D’ailleurs, l’encours de financement à fin mars s’est établi à 9,7 milliards de DH, en stagnation par rapport au mois précédent qui, lui, a enregistré une hausse de 3% comparativement à janvier. « Une période particulière, qui touche tout le secteur des banques participatives. Sauf que, l’incomplétude du système contribuerait à une reprise de ces activités », estime un professionnel du marché.

La Nouvelle Tribune 

HCP: le risque de propagation du coronavirus serait plus grand dans les grandes villes.

Le risque de propagation du Covid-19 serait plus grand dans les grandes villes et ce, eu égard à deux facteurs de risque, à savoir la densité et la sur-occupation des logements, indique le Haut-commissariat au plan (HCP). Au sein de ces villes, ce sont les strates d’habitat ancienne médina, économique et social en plus de la strate des bidonvilles qui présentent le risque de contamination le plus élevé que ce soit en termes de densité de population ou de sur-occupation des logements, précise le HCP dans une note intitulée « Approche géo-démographique des risques majeurs d’exposition à la transmission du coronavirus ». En effet, selon les statistiques sanitaires du 24 mai, 86% des 7.532 personnes atteintes du Coronavirus au Maroc proviennent des cinq régions les plus denses du Royaume, soit près de neuf cas sur dix. Il s’agit des régions de Casablanca-Settat (32,6%), Marrakech-Safi (17,6%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (13,8%), Fès-Meknès (13,2%) et Rabat-Salé-Kénitra (9,2%).