La revue de presse de ce samedi 30 janvier

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Les limites du télétravail, Biden et la reconnaissance US de la marocanité du Sahara, l’industrie automobile marocaine inspire l’Afrique, la Banque mondiale au secours du littoral de Rabat… Voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire:

Challenge
Relations maroco-américaines: vers plus de contenu et de dynamisme dans le Business.

Si les relations économiques maroco-américaines sont appelées à s’intensifier davantage, les moyens sont en train d’être mis en œuvre pour développer davantage les relations commerciales et donner plus de contenu et de dynamisme aux échanges. La reconnaissance de la marocanité du Sahara par les Etats-Unis n’est qu’une première étape dans une nouvelle stratégie de repositionnement américaine sur le plan économique en Afrique. Dans ce contexte, la place qu’occupe le Maroc en tant que puissance continentale émergente peut jouer un rôle important dans sa région, mais aussi dans toute l’Afrique, particulièrement en Afrique de l’Ouest et centrale. Le Mémorandum d’entente signé en décembre dernier, entre le gouvernement marocain et la Société américaine de financement du développement international s’inscrit dans ce sens. Cet accord prévoit ainsi de fournir un soutien financier et technique à des projets d’investissement privés, d’un montant de 3 milliards de dollars, au Maroc et dans les pays d’Afrique subsaharienne, en coordination avec des partenaires marocains pour des projets dans cette partie du continent.

Finances News Hebdo
Le Télétravail, commence-t-il à atteindre ses limites?

La méthode du télétravail adoptée par la grande majorité des entreprises depuis le début de cette crise sanitaire a été une solution temporaire pour leur permettre d’éviter l’interruption de leurs activités. Contrairement aux grandes structures, les petites entreprises font face à plusieurs limites tant financières qu’organisationnelles. Selon Youssef El Hammal, directeur de YM Africa, cabinet spécialisé dans l’accompagnement et l’intégration au marché du travail, « la majorité des entreprises marocaines connait un grand déficit en termes d’outils technologiques et informatiques, et cela représente un frein face au télétravail. Il faut aussi savoir que les collaborateurs ne sont pas tous outillés chez eux, ce qui complique davantage la tâche, surtout pour les TPE et PME ». « Ainsi, plusieurs managers ont du mal à assurer le suivi des tâches avec leurs collaborateurs, et le retour au présentiel est la solution la plus facile qui se présente à eux », ajoute-t-il.

La Vie Éco
L’industrie automobile marocaine: un modèle pour l’Afrique

L’expérience de l’industrie automobile marocaine présente de « précieuses » leçons pour les d’autres pays africains, a souligné le Forum économique mondial (WEF – World Economic Forum) dans un récent rapport. Cette industrie est basée sur quatre hubs qui ont été construits sur six écosystèmes (câblage, métal et emboutissage, batterie, intérieur du véhicule et sièges, moteurs et transmission et carrosseries de camions et de véhicules industriels), mis en place en collaboration avec de grands équipementiers mondiaux, a relevé WEF dans ce rapport intitulé « Connecter les pays et les villes pour l’intégration de la chaîne de valeur régionale de la ZLECAF » et réalisé en partenariat avec le cabinet Deloitte. Le succès de ces hubs peut être attribué, d’après la même source, notamment à la mise en œuvre des politiques au sein des zones franches qui ont permis aux entreprises d’exporter 85% en plus de l’exemption de production des taxes et TVA sur les entreprises, ainsi qu’aux banques offshore actives dans les zones franches marocaines des exportations, lesquelles offrent des services financiers personnalisés pour les investisseurs locaux et étrangers dans l’industrie automobile.

Al Ayyam
Biden va maintenir la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

La reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur l’ensemble de son Sahara est un « développement majeur » pour la cause nationale, a affirmé le Chef du Gouvernement Saad Dine El Otmani, ajoutant que cette décision est un « tournant historique » et une consécration des efforts déployés par la diplomatie marocaine sous l’égide de SM le Roi Mohammed VI. Les États-Unis d’Amérique ont reconnu, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain suite à la promulgation d’un décret présidentiel, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, a dit El Otmani dans un entretien, relevant que cette reconnaissance s’est concrétisée par l’adoption d’une nouvelle carte du Maroc incluant l’ensemble du Sahara et l’ouverture prochaine d’un consulat américain à Dakhla. Le Maroc et les Etats-Unis sont des alliés stratégiques, a-t-il rappelé, faisant savoir que la nouvelle administration américaine va accompagner la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur son Sahara car elle contribuera au règlement de ce conflit artificiel et renforcera la stabilité dans la région.

Le Temps
La Banque Mondiale se penche sur le littoral de Rabat

Soucieux de promouvoir un développement résilient, inclusif, durable et efficace du littoral du pays, le gouvernement marocain a lancé plusieurs stratégies nationales, dont le Plan national de gestion intégrée du littoral (PNL), qui vise à réconcilier protection de l’environnement et activités économiques. « Afin de permettre le déploiement de cette stratégie à l’échelle régionale, la Banque Mondiale avec le soutien du gouvernement italien, apporte une assistance analytique et technique en appui à l’élaboration du premier schéma régional du littoral dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, et ce depuis 2019 », indique l’Institution financière. Dans un communiqué, la Banque Mondiale a annoncé qu’elle accompagne la région de Rabat-Salé-Kénitra dans la conception d’un schéma de développement durable de son littoral. L’institution financière a défini une feuille de route jusqu’en 2040 pour atténuer l’empreinte de l’homme et renforcer la résilience des côtes de ce littoral marocain.