La revue de presse de ce vendredi 10 juillet

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La filière de l’ingénierie redoute des licenciements, 6 mois de réserves en devises, conditionnement du soutien aux entreprises par le maintien de l’emploi, un hôpital de campagne à El Jadida…Voici les principaux points développés par la presse nationale ce vendredi 10 juillet. 

 

L’Economiste
Bureaux d’études et ingénierie: La filière redoute des licenciements

La situation actuelle inquiète les bureaux de conseil et d’ingénierie. Pour combien de temps le secteur va-t-il pouvoir éviter le grand crash? Dans le cadre du plan d’actions anti-Covid-19, une première enquête a été lancée fin mars, par la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (Fmci) auprès de ses membres pour recueillir l’état de chaque structure, sa réactivité et les dispositions possibles. Il en est ressorti que 62% maintiennent et prennent en charge l’ensemble du personnel, 15% ont opté pour le maintien et la prise en charge partiel du personnel et 11% l’ont mis en congés payés. Pour le maintien des emplois, il sera impératif de débloquer en urgence les paiements en retard sinon réduire les délais de paiement des factures en instance de l’Etat, recommandent les bureaux de conseils et d’ingénierie. La profession appelle également à l’allègement des charges sociales ainsi que des mécanismes de soutien des PME/PMI.

Des réserves en devises pour 6 mois d’importation

Le gouvernement a mobilisé 4.5 milliards de dollars en vue d’alléger L’impact de la crise sur le stock des réserves en devises. Ainsi, il a procédé au tirage de 3,2 milliards de dollars dans le cadre de Ligne de précaution et de liquidité du FMI et de 270 millions de dollars de la ligne de protection contre les risques de catastrophes avec la Banque mondiale. D’autres actions ont été engagées pour mobiliser les financements extérieurs dans le cadre des relations de coopération avec différents partenaires. Tout cela permettra au Maroc de disposer des réserves en devises en mesure d’assurer la couverture de 6 mois d’importation.

Aujourd’hui le Maroc
Covid-19 : Privatisation «dommage collatéral»

Pour la privatisation, il faudra repasser. Ainsi et avec la baisse attendue des recettes fiscales, le gouvernement doit se priver d’une autre manne. En effet, l’Exécutif annonce le report, en attendant des jours meilleurs, des opérations de privatisation prévues initialement au cours de l’année budgétaire 2020. La pandémie du coronavirus fait donc une autre victime même indirectement. L’Exécutif préfère ainsi jouer la prudence en attendant que les investisseurs privés retrouvent de l’appétit pour de telles ventes et que les conditions soient réunies sur le marché. Une autre raison est également invoquée par souci de respect des délais légaux et réglementaires et des procédures nécessaires à la réalisation des opérations de privatisation. Reste à savoir si d’ici là, le marché aura effectivement retrouvé de l’appétit pour les grosses opérations de privatisation.

Le soutien des entreprises conditionné par la conservation d’au moins 80% des déclarés

Le gouvernement veillera à conditionner le soutien octroyé aux différentes entreprises afin de les accompagner dans leur reprise d’activité, par la nécessité de conserver au moins 80% de leurs salariés déclarés à la CNSS. Le taux est précisé dans le projet de loi de Finances rectificative présenté mercredi 8 juillet devant les deux Chambres du Parlement. Selon la même mouture, un montant de 7 milliards DH a été consacré à la CNSS. En d’autres termes, 2 milliards DH ont été attribués au titre de la subvention du mois de juin au profit des salariés déclarés et 5 milliards DH à la Caisse centrale de garantie pour accompagner les mécanismes de garantie pour le compte des entreprises. De surcroît, le Fonds Covid-19 a, selon ce projet, permis d’offrir des aides financières à environ 900.000 salariés affiliés à la CNSS.

L’Opinion
Une machine 100% marocaine pour la fabrication de masques de protection

Une machine de production des masques de protection à double lanière auriculaire conçue et fabriquée par une équipe d’industriels et d’ingénieur marocains, sous le pilotage du ministère de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, a été présentée à Casablanca. Premier du genre, cet appareil 100% marocain, qui se compose d’une machine de fabrication de carrés de masques et d’une autre « Ear-loop » qui sert à souder les lanières, permet à l’industrie marocaine des masques de se doter d’une machine-outil sécurisant durablement sa production nationale et ses exportations et répondant à la fois au besoin national et à la forte demande internationale. La machine « Ear loop » répond également à la demande des industriels de fabrication des masques pour améliorer la qualité de leur produit et le confort d’utilisation.

El Jadida : Un hôpital de campagne de 900 lits

Un nouvel hôpital de campagne a été créé au Centre des Expositions Mohammed VI à El Jadida. D’une capacité d’accueil de 900 lits, une bonne partie de cette structure sanitaire est dédiée aux cas légers, alors que le reste aux soins intensifs, ainsi qu’aux cas admis en réanimation. L’hôpital qui dispose de zones de désinfection, abrite également des chambres de sas, ainsi qu’un dispositif de traitement de l’air. Un staff médical spécialisé assure, depuis lundi dernier, ses prestations aux patients hospitalisés.

Al Massae
Le PLFR 2020 propose un relèvement du droit d’importation à 40%

Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’année 2020 propose un relèvement du droit d’importation de 30% à 40% pour notamment promouvoir la production locale et atténuer le déficit commercial, selon la note de présentation de ce projet. « La pression exercée sur les réserves nationales de change, impose de prendre des mesures pour encourager la substitution des importations par la production locale. Dans ce cadre, il est proposé d’augmenter les droits d’importation applicables à certains produits finis de consommation de 30% à 40%, et ce dans la limite des taux consolidés par le Maroc au niveau de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) », indique cette note diffusée sur le site du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration. Dans un souci d’amélioration des recettes douanières collectées au titre du droit d’importation, d’encouragement de la production locale et de réduction du déficit de la balance commerciale, il a été procédé dans le cadre de la loi de finances 2020 initiale à l’augmentation de la quotité du droit d’importation applicable à certains produits finis de 25% à 30%, rappelle la même source.