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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Un Afghan rapatrié en France, présumé proche des talibans par les autorités françaises, a été placé sous surveillance ainsi que quatre autres rapatriés proches de lui, a appris lundi l’AFP auprès du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

    Ces cinq hommes ont fait l’objet d’une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas), prévue dans le cadre des lois françaises antiterroristes.

    Un homme a particulièrement retenu l’attention des autorités: « même si cette personne a très largement aidé à l’évacuation de l’ambassade de France, nous pensons qu’il peut être lié aux talibans », a expliqué le ministre à l’AFP.

    Selon l’arrêté pris par le ministre et consulté par l’AFP, cet homme a admis son appartenance au mouvement et reconnu avoir porté des armes en tant que responsable d’un barrage taliban à Kaboul.

    « Devant les difficultés extrêmement fortes de pouvoir faire des enquête de sécurité sur les personnes devant être rapatriées », les autorités françaises « ont accepté d’embarquer cette personne et sa famille », a ajouté le ministre.

     

    Lire aussi : Afghanistan: sous les pieds des talibans, un potentiel eldorado minéral

     

    A l’arrivé du vol à Abu Dhabi, la Direction générale de la surveillance intérieure (DGSI, renseignements français) « a fait le travail qu’elle n’avait pas pu faire à Kaboul » en menant des entretiens de sécurité, a-t-il expliqué.

    A son arrivé en France ce week-end, il s’est vu notifier la Micas, tout comme trois de ses proches « pour l’heure non directement soupçonnés ». Quant au cinquième homme, « on a vu après une enquête DGSI qu’il avait des liens avec ces personnes bien qu’étant venu séparément », a détaillé le ministre.

    Les cinq sont sous « surveillance de la DGSI » et font l’objet de mesures de « restriction de liberté », a-t-il précisé.

    « Je n’ai pas eu d’autres remontées de la DGSI » quant à d’autres ressortissants pouvant être concernés par de telles mesures, a-t-il ajouté. « Cependant nous sommes extrêmement attentifs ».

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