Présidentielle algérienne: le principal parti islamiste ne présentera pas de candidat

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Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), principal parti islamiste en Algérie, ne présentera pas de candidat à la présidentielle du 12 décembre, a indiqué dimanche à l’AFP son responsable de la communication.

« Le MSP a décidé de ne pas déposer de candidature à la présidentielle de décembre 2019 », a déclaré Bouabdallah Benadjimia, confirmant des informations de presse.

Cette décision fait suite à une réunion, samedi soir, du conseil consultatif du MSP, qui est également le principal parti d’opposition au Parlement (34 sièges sur 462).

« Les préalables requis, notamment la transparence de l’élection, la satisfaction des revendications du Hirak (nom du mouvement de contestation qui secoue le pays, NDLR) ne sont pas réunis », a encore précisé Benadjimia.

 

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Après la démission de Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée, une élection présidentielle avait été fixée au 4 juillet. Mais, rejetée par la rue, elle avait dû été annulée faute de candidats. Le pouvoir a désormais fixé une nouvelle date, le 12 décembre, malgré l’opposition persistante de la contestation.

Se définissant comme modéré et se réclamant des Frères musulmans, le MSP a fait partie pendant près de dix ans de la coalition soutenant le président Bouteflika, avant de rompre en 2012.

 

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D’après l’agence officielle APS, plus de 80 formulaires de candidature pour l’élection présidentielle du 12 décembre ont été retirés à ce jour.

Parmi eux, deux anciens Premiers ministres ayant servi sous Bouteflika, Abdelmadjid Tebboune et Ali Benflis, qui ont annoncé jeudi leur candidature.