Passeport de vaccination et troisième variant, ce qu’en pense l’OMS

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Le conditionnement de l’entrée dans un pays aux voyageurs étrangers à la présentation d’un certificat de vaccination ne plait pas à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans une récente sortie, le comité d’urgence de l’Organisation mondiale s’est dit vendredi opposé « pour le moment » à l’instauration de certificats de vaccination contre le Covid-19 comme condition pour permettre l’entrée dans un pays à des voyageurs internationaux. « Il y a toujours trop d’inconnues fondamentales en terme d’efficacité des vaccins pour réduire la transmission (du virus) et les vaccins ne sont encore disponibles qu’en quantité limitée », souligne le comité dans ses recommandations, ajoutant qu’une preuve de vaccination ne doit pas exempter des autres mesures de précaution sanitaire.

Le même comité s’est par ailleurs également prononcé sur les nouveaux variants contagieux du coronavirus. Les variants britannique et sud-africain du coronavirus, particulièrement contagieux, s’étendent désormais à au moins une cinquantaine de pays, dans un monde submergé par une nouvelle vague de contaminations que confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination ne parviennent pas à endiguer.

 

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Selon l’OMS, le nombre de pays et territoires où est présent le variant repéré initialement en Grande-Bretagne s’élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, mais l’organisation juge cette évaluation fort probablement sous-estimée.

Ces variants ne peuvent être identifiés que par le séquençage de leur code génétique, une analyse qui n’est pas possible partout.

Une troisième mutation, originaire de l’Amazonie brésilienne et dont le Japon a annoncé dimanche la découverte, est actuellement analysée et pourrait impacter la réponse immunitaire, selon l’OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire « un variant inquiétant ».

Le Comité d’urgence appelle à une expansion mondiale du séquençage génomique et du partage des données, ainsi qu’à une plus grande collaboration scientifique pour faire face « aux inconnues fondamentales » qui subsistent. Il demande également à l’OMS de mettre au point un « système normalisé » de dénomination des nouveaux variants qui évite toute « stigmatisation » géographique ou politique.