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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le nouveau gouvernement israélien a donné son feu vert lundi soir à une marche controversée mardi de militants juifs nationalistes et d’extrême-droite à Jérusalem-Est dont la tenue dans le secteur palestinien occupé de la Ville sainte fait craindre de nouvelles violences.

    Prévue au départ jeudi dernier, la marche avait été repoussée à mardi par le gouvernement de Benjamin Netanyahu malgré les menaces du mouvement islamiste palestinien Hamas d’une nouvelle escalade si elle était maintenue.

    Israël s’est depuis doté d’un nouveau gouvernement, dirigé par le chef de la droite nationaliste Naftali Bennett, qui s’est allié au centriste Yaïr Lapid dans le cadre d’une coalition ayant mis un terme à 12 ans de règne ininterrompu de M. Netanyahu.

    Et lundi soir, le nouveau ministre de la Sécurité intérieure, Omer Bar-Lev, a décidé de maintenir la manifestation : « la police est prête et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver le tissu délicat de la coexistence (…) », ont indiqué ses services dans un communiqué.

     

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    Après l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, les organisateurs ont craint une interdiction de la marche, mais le ministre de la police a soutenu que « le droit de manifester est un droit pour tous en démocratie », pour justifier sa décision de la maintenir.

    Cette « marche des drapeaux », à l’appel de plusieurs figures de l’extrême-droite nationaliste israélienne, notamment le député Itamar Ben Gvir, devait rassembler des centaines de personnes dans la Vieille ville de Jérusalem.

    Son parcours a toutefois été établi après des négociations entre ses organisateurs et la police israélienne dans l’espoir d’éviter des affrontements avec les Palestiniens.

    La marche a pour objectif de marquer « la journée de Jérusalem », commémorant pour les Israéliens la « réunification » de la ville en 1967, mais qui symbolise pour les Palestiniens la conquête et l’annexion de Jérusalem-Est.

     

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    Elle devait dans un premier temps se tenir le 10 mai dernier, mais elle avait été annulée dans la foulée de tensions à Jérusalem-Est, théâtre de violentes manifestations contre la colonisation israélienne qui ont été l’étincelle d’une guerre de 11 jours entre le Hamas et Israël.

    Le Hamas avait « mis en garde » la semaine dernière Israël contre des représailles si la marche s’approchait du secteur palestinien de Jérusalem et notamment de l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam.

    Et lundi soir sur Twitter, le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a « mis en garde contre les dangereuses répercussions que pourrait avoir la décision de la force occupante d’autoriser des colons israéliens extrémistes à tenir la +marche des drapeaux+ dans Jérusalem occupée ».

    Il a dénoncé « une provocation et une agression contre notre peuple (palestinien), Jérusalem et ses lieux saints qui doivent cesser ».

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