Dubaï: Redouane Taghi extradé vers les Pays-Bas

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Redouane Taghi a finalement été extradé vers les Pays-Bas, le Maroc n’ayant fait aucune demande. c/DR

Le présumé mafieux Redouane Taghi a été expulsé mercredi 18 décembre 2019 par les autorités de Dubaï en tant qu’étranger indésirable et a été transféré aux Pays-Bas la nuit dernière, selon le ministère public néerlandais.

Taghi, le principal suspect du procès Marengo et l’affaire du café La Crème, a été extradé vers les Pays-Bas « pour des raisons de sécurité » dans un avion affrété sans passagers, sous la direction de la police néerlandaise, apprend-on à la lecture du média néerlandais De Telegraaf. Il a ensuite été transféré à la prison EBI de Vught.

Un porte-parole du ministère public néerlandais a déclaré que Taghi ne sera a priori pas traduit devant le tribunal car un mandat d’arrêt avait déjà été émis contre le suspect en septembre, poursuit le quotidien. Le ministère public l’avait précédemment inscrit sur des listes d’enquêtes nationales et internationales.

 

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Pour rappel, Dubaï a demandé aux Pays-Bas «ces derniers jours» de récupérer Taghi à Dubaï. Une équipe d’agents s’est ensuite envolée pour le Moyen-Orient mercredi pour le ramener aux Pays-Bas alors que ces derniers n’avaient pas encore présenté de demande d’extradition, rapporte De Telegraaf. La coopération internationale entre la police néerlandaise, le ministère public néerlandais et la police de Dubaï a conduit à son arrestation lundi.

Après l’arrestation du criminel, le moment et le lieu de l’extradition ont donné lieu à quelques discussions. L’éventualité d’une extradition vers le Maroc a pu être mise en avant, étant donné que le Maroc dispose d’un traité d’extradition avec les Emirats Arabes Unis, contrairement aux Pays-Bas.

Le Maroc avait également émis un mandat de recherche contre le criminel, suspecté d’être le cerveau de la fusillade survenu au café la Crème à Marrakech en 2017. « Beaucoup a été dit et écrit sur le Maroc », a dit le ministère public néerlandais, ​​« mais ce problème n’existait pas du tout pour nous ».