Brève visite de l’émir du Qatar en Algérie

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L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a effectué mardi une visite officielle de quelques heures en Algérie, durant laquelle il s’est entretenu avec le président Abdelmadjid Tebboune, selon l’agence algérienne de presse officielle APS.

Arrivé en milieu de matinée à Alger, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani s’était auparavant rendu lundi en Tunisie et dimanche en Jordanie. Il a quitté Alger en milieu d’après-midi.

Après celles des présidents turc Tayyip Recep Erddogan en janvier et tunisien Kais Saied début février, la visite de l’émir est la troisième d’un chef d’Etat étranger en Algérie depuis l’élection en décembre de M. Tebboune qui a succédé à Abdelaziz Bouteflika, contraint par la rue à la démission en avril 2019.

L’Algérie est depuis un an agitée par un mouvement populaire de contestation inédit du régime. L’élection de M. Tebboune, un ancien fidèle de M. Bouteflika, n’a pas calmé une contestation toujours vivace, qui continue de réclamer la fin du « système » au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1962.

Mardi, M. Tebboune et son hôte se sont félicités de l’entente « totale » et « sur tous les points » entre leurs deux pays, a rapporté APS.

L’émir du Qatar a qualifié de « constructif et bénéfique » son entretien avec le président algérien, se disant déterminé à promouvoir les relations entre les deux pays « dans tous les domaines, notamment les domaines économiques et d’investissement ».

 

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« Le monde arabe vit, malheureusement, plusieurs crises » et a « besoin de l’Algérie » qui « a une histoire honorable en matière de résolution des conflits survenus dans la région et le monde arabe », a-t-il assuré.

Alger et Doha ont lancé en 2015, la construction d’un complexe sidérurgique d’une capacité de 4,2 millions de tonnes par an, dans l’est de l’Algérie. Initialement prévue en 2017, le début de la production avait finalement été annoncé courant 2019 pour la fin de l’année par le ministère algérien des Mines, mais le site n’a toujours pas été officiellement inauguré.

Ce complexe est réalisé dans le cadre d’un partenariat entre le groupe algérien Sider (détenu à 51% par l’Etat algérien et à 49% par le géant mondial de l’acier Arcelor Mittal) et l’entreprise Qatar Steel (filiale à 100% de Industries Qatar, majoritairement détenue par le gouvernement de Doha et des fonds publics).