Algérie: un militant antirégime relaxé après presque 2 mois de détention

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La justice algérienne a prononcé dimanche en appel la relaxe de l’ancien député et militant antirégime Khaled Tazaghart, condamné à un an de prison en première instance pour avoir pris part à une manifestation en pleine crise sanitaire, a annoncé une association.

« Le verdict est tombé (dimanche) dans le procès en appel de Khaled Tazaghart: relaxe », a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), sur sa page Facebook. Il devrait retrouver la liberté dans la journée, a-t-il précisé.

L’ancien député a été condamné à un an de prison lors de son procès en comparution immédiate le 27 septembre. Lors de l’examen de son appel le 15 novembre, le parquet avait réclamé que la peine soit plus lourde, sans autre précision.

Il était poursuivi pour « incitation à attroupement », « publications pouvant porter trouble à l’ordre public », « violation des mesures du confinement sanitaire au temps du Covid-19 ».

 

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Les autorités ciblent depuis des mois les militants, les opposants politiques, les journalistes et les internautes, multipliant interpellations, poursuites judiciaires et condamnations, afin d’empêcher une reprise du « Hirak », le mouvement de contestation antirégime, suspendu par la crise sanitaire.

Abdallah Benaoum, un militant des droits humains et du « Hirak », a été condamné jeudi à un an de prison pour avoir « jeté un discrédit sur les décisions de justice, incitation à attroupement et outrage à corps constitué », a indiqué son avocate Fatiha Roubi.

M. Benaoum, détenu depuis décembre 2019, doit sortir de prison le 11 décembre.

Près de 90 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le « Hirak » et/ou les libertés individuelles. Des poursuites basées, pour beaucoup, sur des publications sur Facebook critiquant les autorités, d’après le CNLD.