Algérie: nouveau gouvernement, la moitié de l’équipe reconduite

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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a dévoilé mercredi la composition du nouveau gouvernement, après les récentes élections législatives, qui voit la reconduction des principaux ministres sortants, à l’exception des portefeuilles des Affaires étrangères et de la Justice, selon un communiqué officiel.

Aux Affaires étrangères, Sabri Boukadoum est remplacé par l’ex-diplomate Ramtane Lamamra, vétéran des chancelleries, déjà chargé des affaires diplomatiques à l’époque du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné en avril 2019.

Abderrachid Tebbi, ancien président de la Cour suprême, devient garde des Sceaux à la place de l’impopulaire Belkacem Zeghmati.

En ce qui concerne les médias, Ammar Belhimer conserve le fauteuil de ministre de la Communication mais il n’est plus porte-parole du gouvernement.

La nouvelle équipe est composée de 34 membres, soit deux de moins que dans le précédent gouvernement, dont quatre femmes seulement.

Dix-sept ministres ont été reconduits.

Le 30 juin, M. Tebboune avait nommé Premier ministre Aïmène Benabderahmane, un technocrate de 53 ans, ministre des Finances dans l’équipe précédente. M. Benabderahmane va garder ses fonctions de grand argentier.

La composition du gouvernement ne semble pas augurer de changement majeur de politique.

Le 1er mars, lors d’un remaniement ministériel mineur, le président Tebboune avait pourtant affirmé qu’un changement profond du gouvernement interviendrait après les élections législatives.

 

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Le scrutin du 12 juin a été remporté par le Front de libération nationale (FLN, au pouvoir), et des indépendants ralliés au chef de l’Etat et des petits partis proches du pouvoir.

Le vote a été marqué par une abstention record (77%), dans un pays plongé dans une impasse politique depuis le début en 2019 du soulèvement populaire du Hirak et sur fond de répression généralisée.

Ces élections avaient été rejetées par une partie de l’opposition et le Hirak qui réclame un changement radical du « système » politique en place depuis l’indépendance (1962).

Le pouvoir est aujourd’hui déterminé à poursuivre sa normalisation politique et institutionnelle après le séisme du Hirak, aujourd’hui affaibli par la répression et les divisions, mais en ignorant les revendications de la rue: Etat de droit, transition démocratique, souveraineté populaire, justice indépendante.

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