Alger déroule le tapis rouge au prince héritier saoudien MBS

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Après une brève visite en Mauritanie, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, a quitté Nouakchott en début de soirée pour l’Algérie.
Autant dire que le passage du prince saoudien s’est déroulé sans l’ombre d’une contestation en Mauritanie. Le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Ismael ould Cheikh Ahmed : « Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a réitéré à Son Altesse Ben Salman la position de notre pays. La Mauritanie et son peuple font confiance au gardien des lieux saints de l’islam, sa majesté le roi Salman Ben Abdel Aziz al-Saoud, pour régler tous les problèmes de l’heure auxquels le royaume saoudien frère est confronté. »
Après la Mauritanie, Mohammed ben Salman est arrivé à Alger dans la soirée de dimanche, où il vient parler coopération commerciale et partenariats économiques.
Une visite qui à l’instar de la Tunisie, a suscité la polémique. Plusieurs intellectuels, journalistes et oulémas dont les écrivains Kamel Daoud et Rachid Boudjera ont aussi dénoncé la visite du prince « dont le monde entier sait qu’il a été l’ordonnateur d’un crime abominable contre le journaliste Jamal Khashoggi », ont-ils écrit.
Or, d’un point de vue économique, la visite de MBS est fondamentale pour l’Algérie puisqu’elle intervient à la veille des réunions de l’Opep, prévues cette semaine à Vienne. Alger souhaite bénéficier du soutien de l’Arabie saoudite, plus gros exportateur de pétrole au monde, lors des discussions de Vienne pour stabiliser les prix.
Selon le portail TSA-Algérie, Mustapha Guitouni, ministre de l’Énergie, a déclaré, la semaine écoulée, que l’Algérie travaillait actuellement pour « rapprocher les vues entre les pays producteurs membres et non membres de l’Opep.»