Vidéo. Gestion des déchets de Casablanca: ce qu’en pensent les élus (1/2)

La Commune de Casablanca débourse près d’un milliard de dirhams par an pour  les services des sociétés délégataires de collecte des déchets. Et pourtant, le résultat n’est toujours pas à la hauteur, vu les tas d’ordures et immondices visibles sur les boulevards et les rues de la métropole… Un quasi-dépotoir à ciel ouvert. La réaction des élus du Conseil de la ville. 

Certes les dysfonctionnements du dossier de la propreté ne datent pas d’aujourd’hui, mais la situation de la collecte des déchets s’est dégradée davantage au cours des derniers mois. Et pour cause: depuis la résiliation anticipée des contrats des sociétés «délégataires» Sita puis Averda, la Commune se «débrouille» pour gérer une période transitoire qui n’a que trop durer.

L’appel d’offres, pour rappel, n’a été lancé qu’en juillet 2018 et les contrats signés avec la société délégataire libanaise Averda et la société française Derichebourg, dont l’activité a été récemment rachetée par le Groupe de Youssef Ahizoun, ne seront opérationnels qu’en décembre prochain. Ces deux sociétés gèrent tant bien que mal la période transitoire.

Interrogé sur ce point très sensible, Le vice-président du Conseil de la commune de Casablanca, Abdessamad Haiker, défend la gestion du dossier «qui a rencontré beaucoup de contraintes» et promet un service meilleur dès l’entrée en exécution des nouveaux contrats.

Pendant ce temps, l’opposition au niveau du Conseil de la ville considère que «l’on endure aujourd’hui les résultats d’une gestion désastreuse du secteur de la propreté et plus particulièrement du dossier des déchets d’hier».

L’élu du groupe Istiqlalien, El Houcine Nasrallah estime que «le problème remonte à la gestion de la résiliation avec Sita. La responsabilité dans ce cadre incombe au président (Abdelaziz El Omari)».  Pour lui, la clé de voûte de ce dossier est le suivi qui ne peut être assuré sans l’élection des comités de suivi.