Vidéo. El Othmani toujours confiant sur l’approvisionnement en vaccins

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«Le gouvernement n’a pas de date claire pour le lancement de la campagne de vaccination», a affirmé le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani devant les parlementaires, ce mardi 19 janvier. «Nous sommes prêts, mais ceux avec qui nous avons signé ne le sont pas encore», a-t-il expliqué, restant néanmoins  optimiste. 

«Nous avons signé avec deux sociétés», poursuit El Othmani, soulignant que «nous recevrons 40 millions de doses du vaccin de Sinopharm et 25 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca, ce qui nous fait un total de 65 millions de doses».

«Les lots ne sont toujours pas arrivé (…) mais de notre côté nous sommes prêts à payer, distribuer et administrer ces vaccins», affirme le chef du gouvernement.

Revenant sur les multiples polémiques entourant le vaccin développé par le laboratoire chinois Sinopharm, El Othmani affirme d’abord  qu’«aucun vaccin ne peut atteindre la phase III des essais cliniques, sans que ces effets secondaires ne soient que minimes».

«Le vaccin de Sinopharm n’a toujours pas été approuvé par l’OMS, mais il l’a été par les autorités chinoises». L’autorisation octroyée par les autorités chinoises a tardé, souligne-t-il encore, notant qu’il s’agit d’une question sur laquelle «le Maroc n’a pas la main».

 

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El Othmani revient également sur la démission du PDG du groupe chinois, estimant qu’il s’agit «de leur problème (…) cette décision n’est pas en lien avec la fabrication du vaccin (…) et le Maroc a signé un accord avec les autorités chinoises et non le laboratoire, qui lui-même dépend de l’État chinois».

Critiqué sur les retards répétés, El Othmani explique qu’il s’agit «d’un problème que de nombreux pays rencontrent aujourd’hui», mais le Maroc «sera le premier pays africain à lancer sa campagne de vaccination», a-t-il déclaré confiant.

Toutefois, trois raisons empêchent le Maroc de débuter sa campagne de vaccination, à savoir ; «la capacité de production inférieure à la demande internationale, la rareté des vaccins et la spéculation autour, en plus du fait que les pays producteurs ont donné priorité à la vaccination de leur population», a-t-il conclu.