Terrorisme: un repenti des «Moujahidines» dévoile un projet «sanguinaire» déjoué à temps par les autorités

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L’ancien djihadiste Abderrazak Soumah, se présentant comme l’ancien quatrième leader du mouvement des moujahidines au Maroc./DR

«Nous allions commettre un projet sanguinaire au Maroc», affirme un ancien repenti du «mouvement des Moujahidines» au royaume. Le repenti, Abderrazak Soumah, en profite pour recadrer son ancien collègue Ali Aarras, libéré l’an dernier après avoir purgé une peine de 12 ans de prison, durant lesquelles il affirme avoir été torturé.

«Heureusement que nous avons été arrêtés, mais nous allions commettre un véritable désastre», affirme dans cette vidéo, l’ancien djihadiste Abderrazak Soumah, se présentant comme l’ancien quatrième leader du mouvement des moujahidines au Maroc.

Dans cette vidéo d’une dizaine de minutes, l’ancien djihadiste arrêté en 2012, affirme que son groupe prévoyait d’attaquer des institutions publiques et de commettre plusieurs meurtres sur le territoire.

Soumah répond aussi aux dernières allégations de son ex-collègue Ali Aarras, libéré en mars dernier, après 12 ans de prison. Depuis la Belgique, où il s’est réinstallé, ce Belgo-marocain enchaîne les campagnes de diffamation à l’encontre des autorités marocaines.

 

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Selon Abderrazak Soumah, ces allégations sont entièrement fausses. Il revient sur le rôle de cet ancien militaire belgo-marocain qui a rejoint le mouvement terroriste en 1981. «Je l’ai rencontré plusieurs fois au Maroc, en France et en Belgique», affirme Soumah, notant que ce dernier était le «responsable logistique et matériel au sein du mouvement».

«C’est celui qui a fait rentrer les premières armes sur le sol marocain, des kalachnikovs retrouvées à Berkane en 2003. Puis les deux pistolets retrouvés à Tanger et l’arme retrouvée lors de notre arrestation à Tifelt», poursuit-il.

Ali Aarras était donc «chargé de faire rentrer des armes depuis l’étranger (…) et après la mort Nouâmani (un autre leader du groupe, NDLR) il a joué un rôle très important», affirme encore Soumah.

Quant aux allégations de torture, Soumah explique que c’est une pratique courante, «ils utilisent du ghassoul ou du henné pour faire croire à des coups (…) tous les prisonniers salafistes en mentent, car ils savent que de telles accusations dérangent l’État».

«Pas besoin de mentir, les documents et preuves sont là», enchaîne-t-il, affirmant que «lors de (son) arrestation en 2012, j’ai cru que j’allais être torturé. Mais j’ai été surpris de la façon avec laquelle mes vingt coéquipiers et moi avions été traités».