La réponse cinglante de la MAP à une dépêche de l’AFP dithyrambique sur Aminatou Haidar

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Dans une dépêche pour le moins orientée, l’AFP a présenté la séparatiste Aminatou Haidar comme la «Ghandi du Sahara occidental». La réponse de la MAP ne s’est pas fait attendre. L’agence officielle a rétorqué avec une critique acerbe de l’agence de presse française.

L’Agence France presse (AFP) vient de publier un article dithyrambique à l’endroit d’Aminatou Haidar dans laquelle elle a qualifié la «séparatiste» de la «Ghandi du Sahara».

L’Agence a présenté Haidar comme une combattante pour les droits de la population sahraouie –alors qu’elle n’a jamais poussé un soupir quant aux exactions et sévices commis par la milice du polisario contre les séquestrés de Tindouf– et qui lutte pour «éviter une guerre dans la région»!

Accusant l’agence française de servir «les intérêts de groupes de pression ou des agendas occultes», la MAP (Maghreb Arabe Presse) a considéré que «l’histoire de cette agence, dont certains journalistes n’arrivent toujours pas à se défaire de leur complexe colonialiste, est riche en «épopées éditoriales» qui ont en fait le bras médiatique du «système de la Françafrique» avec son triste bilan de coups d’Etats, de complots politiques, de soutien aux dictatures qui ont mis à genoux nombreux pays du continent, de scandales financiers et autres passe-droits ayant permis à la France de garder l’œil sur ses anciennes colonies africaines».

 «Torpilleur d’efforts de paix»

Fustigeant la sortie hasardeuse de l’AFP au moment où la communauté internationale soutient la solution politique au Sahara marocain, basée sur la proposition marocaine d’autonomie, la MAP a mis en avant que l’AFP «joue le rôle de torpilleur d’efforts de paix à coup de papiers qui font l’éloge du séparatisme et glorifient des militants de pacotille à la solde d’Alger».

Et d’aller plus loin en soulignant que l’agence française campe sur «un argumentaire éculé des services algériens —que notre journaliste militant restitue comme une éponge— et un mythe que fait miroiter Alger aux séquestrés sahraouis qu’elle retient sur son territoire à Tindouf comme monnaie de change» alors que l’ONU soutient une résolution politique basée sur l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc.

«Dans sa dépêche truffée de mensonges et de contrevérités, le journaliste de l’AFP, un sacré porteur d’eau, a ignoré ou a feint d’ignorer l’histoire, le droit et surtout les résolutions successives du Conseil de sécurité de l’ONU, dont son pays fait partie en tant que membre permanent, qui ont exclu définitivement toute référence à «l’indépendance» ou au «référendum» et recadrent toute lecture biaisée ou sélective du principe de l’autodétermination», a soutenu l’auteur de la dépêche de la MAP.

«Le correspondant de l’AFP à Genève, apparemment téléguidé comme un drone de combat, aurait mieux fait de mettre à jour ses connaissances sur le dossier pour apprendre que la nouvelle vision onusienne conforte le Maroc dans sa position et ses choix librement et démocratiquement consentis et qu’il n’y aura, à son plus grand malheur, ni « territoire du Sahara occidental », ni même un fumigène de micro-État pour aggraver la situation sécuritaire déjà explosive dans la région», a-t-il raillé.

 

Qui est Aminatou Haidar ?

Native de Tata –ville ne faisant pas partie du territoire sujet de conflit–, Aminatou a travaillé pendant longtemps en tant que fonctionnaire de la municipalité de Boujdour après l’obtention de son baccalauréat à Laâyoune.

Issue de la tribu des Zerguiyyine connue pour son patriotisme et son attachement au Maroc –son grand-père ayant été Pacha de la ville de Tarfaya tout comme son oncle–, Haidar de sit actuellement « indépendantiste ».

Cette ancienne fonctionnaire de l’administration marocaine se fait passer pour une «victime» des violations passées des droits de l’homme et perçoit sa pension et réussit à obtenir une grosse indemnité de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), payée par le contribuable marocain qu’elle renie.