Propreté: un arsenal dernier cri pour Casablanca

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Depuis le 15 janvier dernier, la commune de Casablanca a mis en place un nouvel arsenal de prestations et de matériels dernier cri en vue d’améliorer ses services de propreté.

La SDL Casa-Baia s’engage à mettre en place dès cette année un arsenal de suivi et de contrôle de prestations sur le terrain. L’ensemble du parc (bennes, bacs, chariots) est dorénavant pisté par GPS, lit-on ce jour dans les colonnes de L’Économiste. Les bacs sont équipés de puces RFID pour permettre leur géolocalisation et ainsi éviter les actes de vols ou de vandalisme, explique le quotidien. Idem pour les camions munis de caméras et de puces pour prévenir des non-conformités.

Chaque opération des équipes d’Averda et Derichebourg est relayée en direct auprès d’une salle de contrôle dédiée. A part cela, une application constat propreté (ACP) a été créée afin de transmettre les anomalies détectées aux équipes de contrôle de la SDL et aux délégataires. Elle permet aussi de déterminer les délais de traitement et les pénalités requises si la réparation n’a pas lieu dans les délais impartis, précise le quotidien économique. Cette application vient en complément de celle réservée aux citoyens, « Casa Mdinti », ainsi que du numéro vert « Allô propreté » (0800 00 45 45), qui offrent le suivi des réclamations transmises aux délégataires.

 

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Pour le moment, Averda n’a reçu que la moitié de sa flotte, alors que Derichebourg en est pratiquement à la totalité, poursuit L’Économiste. « Le contrôle sera opérationnel au fur et à mesure du déploiement des nouveaux équipements », informe une source auprès de nos confrères. A noter que ce nouvel arsenal matériel s’accompagne également d’un contrôle plus performant et instantané des aspects financiers, d’une maintenance adaptée des véhicules, de ressources humaines optimales (pointage du personnel, recrutement d’un staff plus jeune et plus qualifié ayant bénéficié d’une formation pour manipuler les nouveaux engins).

Ce nouveau dispositif a un coût: 892,5 MDH par an, soit près de 6,3 MMDH sur 7 ans  (répartis entre les deux délégataires) pour financer entre autres les 373 engins, 35.700 conteneurs et 5.875 éboueurs. Il s’agit de 230 MDH par an de plus accordé au budget de la propreté de la ville en comparaison aux contrats précédents.

Par ailleurs, la société SNTRO vient d’obtenir l’exploitation provisoire de la première partie de la nouvelle décharge de Mediouna, soit un casier de 11 hectares. Les Casablancais devront patienter encore au moins trois ans avant de voir le lancement de la nouvelle décharge contrôlée de Casablanca, étalée sur 35 hectares. Les responsables n’ont apparemment pas encore décidé du scénario le plus adapté (gestion déléguée, partenariat public-privé ou gestion par une SDL) qui engagera la ville pour les trente prochaines années minimum, souligne le média.