Mohammed Brini claque la porte du Conseil national de la presse

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Mohammed Brini, DR.

Le membre désigné par la fédération marocaine des éditeurs de journaux, Mohammed Brini a annoncé sa démission à cause du climat «lourd, dégradé et pourri», qui règne depuis l’élection du Conseil national de la presse.
Mohammed Brini, 8-ème membre désigné par la fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), au sein du Conseil national de la presse, a annoncé sa démission. Pour motiver son choix, Brini, fondateur d’Al Ahdath Al Maghribiya, s’est appuyé sur le climat «lourd, dégradé et pourri», qui marque le secteur depuis le début de l’opération de constitution du Conseil.
«Le climat qui règne dans le paysage médiatique depuis le lancement de l’élection du conseil national de la presse vient aggraver une situation déjà empreinte de lourdeur, de dégradation et de pourrissement. Ce climat, hélas, n’a fait que consacrer l’image négative de la presse nationale auprès de larges franges des citoyens et menace de priver le Conseil de toute crédibilité et autorité morale avant même son installation», a regretté M. Brini dans sa lettre de démission, adressée au président de la FMEJ.
Brini, qui était au début du processus très enthousiaste à l’idée de contribuer à la réussite de cette expérience, a précisé dans sa lettre de démission que devant cette «situation malsaine», il a pris sa décision de démissionner. «Un choix personnel et irréversible», selon lui. Pour Brini, l’élection du conseil national de la presse est entourée de «conditions malsaines» menaçant de faire de cette instance une institution paralysée, sans crédibilité aucune et incapable de réaliser le minimum attendu par le corps journalistique et le citoyen marocain, qui aspire à ce que la presse de son pays lui garantit son droit à l’information.
Le bureau exécutif de la FMEJ a indiqué dimanche avoir reçu avec beaucoup de regret la démission de Brini et a salué la décision des éditeurs de geler leur contribution à la constitution du conseil national de la presse, jusqu’au «redressement du processus et assainissement du climat», dans le but de faire de ce Conseil «une partie de la solution et non pas du problème».