Les précisions de Pablo Iglesias sur l’entretien de son numéro 2 avec une « ministre » du Polisario

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Suite à la réunion polémique entre le secrétaire d’Etat aux Droits sociaux, Nacho Alvarez, et la présumée ministre sahraouie des Questions sociales, Suilma Hay Enhamed, le chef du parti Podemos s’est aligné à la position du gouvernement, en enterrant définitivement les ambitions du parti.

Selon Pablo Iglesias, secrétaire général du parti d’extrême gauche Podemos et aussi deuxième vice-président du gouvernement de Pedro Sanchez, cette réunion a été organisée par l’Organisation nationale des aveugles espagnols (ONCE), explique-t-il dans une interview accordée à la chaîne de télévision publique RTVE.

«C’est une réunion qui a été sollicitée par l’ONCE pour une collaboration entre l’Espagne et le Front Polisario pour des aveugles du Sahara», poursuit-il. Le chef du parti a également fait allusion au recadrage de la ministre espagnole des Affaires étrangères, soulignant que «comme il ne peut en être autrement, la position de l’Espagne vis-à-vis de du Sahara est déterminée par le ministère des Affaires étrangères».

 

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Pourtant, avant de s’associer aux socialistes, Podemos faisait campagne en annonçant qu’ils «établiraient des relations diplomatiques de haut niveau avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD)» (programme électoral page 56).

Néanmoins, depuis l’ascension du parti au gouvernement, cette ferveur semble avoir été enterrée. En visite au Maroc, la ministre socialiste des Affaires Etrangères, venait même soutenir «la position claire, précise et ferme de son pays concernant le Sahara marocain», soulignant qu’il s’agit «d’une position d’Etat qui n’est pas tributaire des changements de gouvernements ou de coalitions».

 

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Une position qu’elle a réitérée après cette rencontre, rappelant dans ce sens que «l’Espagne ne reconnaît pas la RASD et que (l’Espagne) soutient les efforts du secrétaire général de l’ONU pour parvenir à une solution pacifique dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU».