Le Maroc est un "pôle de stabilité" dans la région, estime Nicolas Sarkozy

à 16:20

Invité vedette de la deuxième édition de l’Université d’été de la CGEM, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de chanter les louanges du Maroc.

Les caméras étaient braquées sur Nicolas Sarkozy, ce vendredi à l’occasion de la deuxième édition de l’Université d’été du patronat marocain.

Lors de son intervention, l’ancien président français n’a pas hésité à encenser le modèle de développement du royaume. Selon Sarkozy, le premier atout du Maroc c'est sa stabilité.

"J’aime le Maroc. Je me sens proche du Maroc et des Marocains. Le Maroc est important pour l’équilibre méditerranéen. Le Maroc est un pôle de stabilité dans la région", a déclaré Sarkozy. Et d'ajouter: "Le Maroc peut se poser en leader d’une union méditerranéenne forte. Le royaume a un rôle stratégique à jouer dans cette union".

L'ancien président français est séduit par le développement que connait le royaume et salue le rôle joué par le roi Mohammed VI. "Il y a autant d’étapes mesurées vers la modernité, notamment dans la période du printemps arabe. Le Maroc a donné une leçon de stabilité", a-t-il dit.

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Sarkozy s'est également penché sur des sujets d'ordre géopolitique, à l'instar de la démographie galopante de certains pays émergents. «La population asiatique passera de 7,5 milliards à 9 milliards d’habitants dans 30 ans, voire à 11 milliards d’ici la fin du siècle. Dans trente ans, le Nigéria aura plus d’habitants que les USA. L’Afrique va passer de 1,2 à 2,5 milliards d’habitants durant la même période. Jamais la planète n’a connu un choc démographique d’une telle ampleur», a-t-il indiqué.

L'ex-chef de l'Etat a de même insisté sur l'importance du continent africain pour l'Europe: «Nos destins sont liés. Il n y aura pas de développement en Europe si l’Afrique s’enfonce dans la pauvreté. Nous sommes si proches. Nous sommes condamnés à réussir ensemble ou à échouer ensemble».

«Nous devons changer notre politique africaine et à l’Afrique de changer l’analyse [qu'elle fait] de l’Europe. De toute urgence, il y a lieu de réunir un Sommet Europe-Afrique pour passer à la vitesse supérieure et décider d’un gigantesque plan de développement des infrastructures en Afrique. C’est le seul moyen de stabiliser les flux d’immigration. Je demanderais simplement une modification du droit de concurrence européen pour faire en sorte que les financements européens profitent aux entreprises européennes au lieu de servir les chantiers des entreprises chinoises», a-t-il ajouté.

La deuxième édition de l’Université d’été de la CGEM, qui se tient à l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE) de Casablanca, se poursuit jusqu’à dimanche.

 

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Les intervenants prennent part à un séminaire intitulé: "Le monde évolue constamment et rapidement. Quelle économie pour l’avenir?" . À noter que Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre de l’Economie et des finances français et ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), fait également partie des guest stars de ce rendez-vous.