Le Maroc au centre des tiraillements entre les membres du parti Vox

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Rien ne va plus au sein du parti Vox dirigé par Santiago Abiscal. Entre limogeage du président du parti à Melilla et messages racistes de députés à Sebta, les points de discorde ne trompent pas l’œil. 

«La Troisième guerre mondiale sera contre l’islam (…) nous avalerons des Maures à outrance», se seraient réjouis par messages des députés de Vox à Sebta. Des propos qui ne sont pas passés inaperçus et ont conduit le parti Mouvement pour la dignité et la citoyenneté (MDyC), à déposer une plainte 48 heures après que ces messages aient fuité dans la presse.

Bien que les députés en question aient démenti en expliquant que les messages ont été modifiés, le parti de Fatima Hamed Hossain a déposé une plainte pour propos haineux, qui a été admise. Dans la même veine, une requête a été déposée pour la saisie et l’analyse des téléphones portables par la police, rapporte le site local El Faro de Ceuta.

«Un parti créé pour le profit de quatre personnes»

Plus à l’est, le président du parti Vox à Melilla, Jesús Delgado Aboy a été limogé ce mercredi, après avoir tenu «des propos qui vont à l’encontre des valeurs du parti». Ces propos ont été publiés par El Confidencial et où l’on entend l’ancien président du parti affirmer que «Vox a été créé pour le profit de quatre ou cinq personnes», faisant allusion notamment au président du parti Santiago Abiscal.

 

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Le départ de Jesús Delgado Aboy constituerait une grande perte pour le parti d’extrême droite étant donné qu’il a été un personnage-clé dans le discours du parti concernant l’immigration et surtout les politiques vis-à-vis du Maroc, note pour sa part le site Es Diario. L’ancien président s’était donné comme mission de combattre «la marocanité de Melilla» et de «soulever un mur infranchissable à Sebta et Melilla».

L’homme fort du parti à Melilla, ne fait pas mieux que ceux qu’il accuse. En effet, il est actuellement visé par une enquête «pour un cas présumé d’irrégularités de dépenses», alors qu’il était président du Collège de médecins de Melilla, dénonce son propre parti dans un communiqué.