La revue de presse du samedi 3 octobre

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L’inévitable transformation de l’enseignement connecté, Bourita en médiateur de la crise malienne, l’habitat clandestin progresse… voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire:

La Vie Éco 

Casablanca-Settat: une centaine de nouveaux projets d’hébergement dans le flou.

Avant que la pandémie de la Covid-19 n’éclate, 101 nouveaux projets d’hébergement étaient en cours de réalisation à la région de Casablanca-Settat. Ce chiffre, fourni par le Comité de veille économique de la région, devait permettre d’augmenter la capacité litière de la région de plus de 15.000 lits supplémentaires. En 2019, celle-ci était estimée à environ 23.000 (le CRT avance le chiffre de 28.000), avec 203 établissements classés et un taux d’occupation de 48%. Mais, s’il est clair que la crise sanitaire est venue détruire ces acquis, il est évident de s’interroger au sujet de l’état d’avancement des projets cités. Selon une source officielle anonyme, « il n’est pas sur que ces projets sont menés à bout ou gardent leur vocation touristique. Aussi, le manque de visibilité nous empêche de savoir s’ils s’arrêteront provisoirement ou seront complètement abandonnés ».

Telquel

Enseignement connecté: l’inévitable transformation.

S’il y a un point positif dans cette crise du Covid-19 dans le secteur de l’enseignement supérieur, c’est bien la prise de conscience de l’importance de la dématérialisation des outils pédagogiques et le virage digital nécessaire pour assurer la viabilité de tout un système universitaire. Dans son rapport, « Réforme de l’enseignement supérieur: Perspectives stratégiques », le Conseil supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche scientifique (CSEFRS) préconise une stratégie numérique pour surmonter les dysfonctionnements. Le Conseil estime ainsi qu’une stratégie numérique au niveau de l’enseignement supérieur n’est pas une finalité en soi, mais plutôt un moyen pour faire face aux problèmes qui limitent son développement et créer de la valeur. « L’enseignement supérieur doit se positionner à l’avant garde du développement des technologies numériques pour améliorer les problèmes de gouvernance et de transparence, pour transformer le mode d’organisation et de fonctionnement et pour innover en matière de pédagogie », souligne le CSEFRS.

Maroc-Hebdo

Crise malienne: Bourita sur place.

Sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, vient de se rendre ce 29 septembre à Bamako pour rencontrer les nouveaux tenants du pouvoir dans la capitale malienne, suite aux événements du 18 août dernier. À cet égard, Bourita a aussi bien eu l’occasion de s’entretenir avec le tout nouveau président de transition, à savoir Bah N’Daw, officiellement installé le 25 septembre après avoir prêté serment devant la cour suprême, ainsi que son vice-président, le colonel Assimi Goita. Etait également présent, à cette occasion, le Premier ministre de transition, Moctar Ouane. Par la suite, M. Bourita a été reçu par les dignitaires religieux les plus éminents du pays, à l’instar du fameux chérif de Nioro, Bouyé Haidara, leader de la tariqa soufie de la hamawiyya, ou encore l’ancien président du Haut Conseil islamique malien (HCIM), Mahmoud Dicko.

Challenge

ADM: Repli du trafic autoroutier de 32% au 1er semestre.

La crise de la Covid-19 a impacté directement le trafic autoroutier du premier semestre 2020 et par conséquent les recettes de péage. C’est ce qu’annonce la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) qui relève à fin juin un repli de 32% du trafic autoroutier et de 29% des recettes de péages. Ces baisses ont eu un effet sur le chiffre d’affaires de la société. Il a accusé des pertes de l’ordre de 437 millions DH comparé à la même période de l’année précédente. « Cette situation inédite et imprévisible a mis la trésorerie d’ADM sous pression, ce qui a poussé l’entreprise à mettre en place un plan de rationalisation et priorisation des dépenses », indique le communiqué.

Finances News Hebdo

L’habitat clandestin a gagné du terrain avec le confinement.

En dépit d’un dispositif administratif, règlementaire et juridique mis en place pour lutter contre l’habitat clandestin, le phénomène persiste toujours. Il a même gagné du terrain ces derniers mois, profitant du manque de vigilance des autorités, préoccupées par l’application des restrictions sanitaires lors de la période du confinement. La création d’une police administrative a eu des effets limités. Les ressources humaines et matérielles dont elle dispose sont insuffisantes pour qu’elle s’acquitte convenablement de sa mission. Que ce soit en milieu urbain ou dans le monde rural, dans les petites ou les grandes villes, les constructions anarchiques poussent comme des champignons, créant de nombreuses problématiques.

La Nouvelle tribune

OCP: un premier semestre 2020 au vert.

Le Groupe OCP affiche à fin juin 2020 des résultats opérationnels supérieurs à la moyenne du secteur, en dépit du contexte de pandémie actuel et d’une baisse générale des prix. Cette performance reflète les avantages compétitifs du Groupe, sa forte présence à l’international et sa flexibilité industrielle. Durant cette période, OCP a maintenu un chiffre d’affaires stable à 27,4 milliards de MAD, grâce à une hausse significative des volumes d’exportation d’engrais, compensant largement la baisse des prix comparativement au premier semestre de 2019. L’EBITDA du Groupe est stable avec une marge d’EBITDA solide de 31%, similaire à l’année dernière, largement supérieur à la moyenne du secteur qui se situe autour de 20% sur la même période.