Casablanca: le relâchement du confinement va-t-il mener à la catastrophe sanitaire?

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Alors que plusieurs régions stabilisent leurs courbes d’infection au covid-19, et que d’autres s’en débarrassent soit totalement soit partiellement, les métropoles quant à elle constituent un véritable casse-tête pour les autorités sanitaires. A Casablanca, le relâchement des mesures coercitives prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire pourrait mener au chaos…

La scène avait fait le tour des réseaux sociaux. Au quartier Aïn Chokh de Casablanca, un attroupement monstre, en violation des mesures sanitaires en vigueur. Et si Le chef de l’annexe administrative concernée, a été suspendu, dans l’attente des résultats de l’enquête administrative diligentée, le mal est fait… A elle seule, la région Casablanca-Settat représente à elle seule plus de 28% des infections, avec plus de 1800 cas, selon la dernière mise à jour du ministère de la Santé.

 «Rien que ce matin, nous avons reçu 52 cas positifs», s’alarme Dr Nabila Rmili, directrice régionale de la Santé de la région de Casablanca-Settat, chez nos confrères de L’Economiste.  Selon elle, si ce rythme est maintenu, les hôpitaux de la ville arriveront bientôt à saturation. «Nous avons une capacité de 1.200 lits pour plus de 1.800 cas», explique-t-elle. Pour l’instant les polycliniques de la CNSS sont mises à contribution (Ziraoui, Inara …).

La responsable indique que malgré la présence de 19 structures de lutte anticovid-19, l’hôpital de campagne militaire, avec ses 720 lits, devrait être mis à contribution. « Pour l’heure, le staff médical de cette nouvelle structure est en phase de rodage en attendant l’arrivée des premiers patients (une quarantaine) », indique le quotidien.

Ainsi, pour remettre les choses en ordres, les autorités ont décidé de renforcer les contrôles. L’accès à certaines zones est même bloqué (c’est le cas au niveau des boulevards Résistance/Zerktouni, Corniche, Ancienne médina, Hay Mohammedi…). « Il est dorénavant interdit de quitter son arrondissement pour faire ses emplettes ».