Agadir: une vingtaine de conteneurs d’huile d’olive bloqués au port

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Plus d’un mois qu’une vingtaine de conteneurs d’huile d’olive sont bloqués dans le port d’Agadir, au grand dam des industriels de conserves de poisson. Ces derniers attendent les résultats d’analyses effectuées par l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA)

Actuellement « en admission temporaire », ces conteneurs n’ont pas bénéficié de « la procédure habituelle basée sur l’évaluation du risque, l’historique des importations, les fournisseurs et les destinataires », explique l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (Unicop) au quotidien. « L’ONSSA a instauré un contrôle systématique avec maintien des conteneurs au port sans possibilité d’enlèvement et de mise sous scellés chez l’importateur », révèle-t-elle.

Selon L’Economiste du 28 janvier, le directeur général de l’ONSSA se justifie: « Depuis décembre dernier, l’huile d’olive fait l’objet d’un contrôle renforcé au niveau de tous les postes frontalier », précisant que « ces contrôles ont pu déceler des anomalies sur les catégories d’huiles de certaines importations, qui vont être refoulées pour non-conformité avec la réglementation en vigueur ».

 

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Même dans le cas d’analyses concluantes, les conteneurs ne sont pas libérés, poussant à l’incompréhension la profession. La raison de cette rétention zélée? La direction du contrôle d’Agadir serait selon le corps de métier, « dans l’attente des instructions de la direction générale de Rabat ».

Le quotidien donne une tout autre raison. Selon des sources concordantes, l’ONSSA souhaiterait impulser un débouché industriel pour l’huile d’olive locale, motivée par une production abondante actuelle. La profession appelle à un véritable partenariat gagnant-gagnant pour fonder une synergie opérationnelle entre opérateurs.

 

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Avec la confiscation de l’une de leurs matières premières, les affaires de la profession sont menacées. Les frais dus à la rétention dans les ports s’accumulent, soit 300 à 500 DH par jour et par conteneur de surestaries selon les compagnies.