Affaire du pédophile koweitien: les révélations de l’AMDH

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Selon l’AMDH, le pédophile koweitien en fuite a présenté un certificat médical en anglais datant du 9 février pour justifier son absence de l’audience du 11 février où il devait comparaitre. C’est un hôpital au Koweït qui lui a délivré ce certificat, cinq jours après avoir obtenu la liberté provisoire sous caution.

Après s’être constituée partie civile, l’Association marocaine des droits Humains (AMDH) a eu accès au dossier juridique de l’affaire du pédophile koweïtien. Elle vient de révéler que le certificat présenté pour justifier l’absence de l’accusé de l’audience du 11 février date du 9 février.

L’AMDH indique que l’accusé s’est présenté à l’hôpital public du gouvernorat de Hawalli au Koweït  le 3 février pour soigner un abcès dentaire, soit cinq jours après avoir bénéficié de la liberté provisoire.

Selon la même source, il se serait présenté cinq jours après au même hôpital pour évacuer l’abcès. Ce qui «justifie son absence de l’audience» qui a été tenue trois jours après, selon son médecin.

« Etonnant ! Ce certificat délivré par un dentiste de l’hôpital public du gouvernorat de Hawalli au Koweït écrit en anglais a été accepté par le tribunal », fustige une source au sein de la section Marrakech de l’AMDH.

Un certificat médical controversé

L’avocat et activiste des droits de l’Homme, Moulay Mustapha Rachidi, a considéré qu’un certificat médical ne peut justifier l’impunité, rapporte Akhbar Al Yaoum du jeudi 20 février.

« Ce qui rend difficile à digérer la décision du juge d’instruction près la Cour d’appel de Marrakech d’accorder la liberté provisoire au Koweïtien contre une caution de 30.000 DH, d’autant que l’accusé est inculpé pour de lourdes accusations », affirme l’avocat au barreau de Marrakech.

Il est inculpé, faut-il le rappeler, pour «attentat à la pudeur contre un enfant de moins de 18 ans qui est puni de la réclusion de 10 à 20 ans en vertu des articles 485 et 488 du Code pénal».

L’inacceptable, selon lui, c’est que la Cour a accepté ce certificat sans même le traduire en langue arabe. «C’est contraire à la loi et à la Constitution et nous allons relever ce vice lors de la prochaine audience», a-t-il précisé dans une déclaration au même quotidien.

Ceci étant les interrogations pèsent sur la présence du ressortissant koweïtien lors de la prochaine audience prévue pour le 17 mars prochain.

A rappeler que la décision d’accorder la liberté provisoire au Koweïtien malgré ses aveux reconnaissant les faits a suscité une vague d’indignation dans les milieux des droits de l’Homme et un ressentiment généralisés.