Les professionnels de la santé seront en grève nationale les 22 et 23 mai

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La coordination syndicale nationale du secteur de la santé, a annoncé, lors d’une conférence de presse organisée, ce mardi 21 mai à Rabat, une grève nationale prévue ce mercredi et jeudi dans tous les hôpitaux du Royaume à l’exception des services d’urgence et de réanimation. Les professionnels de la santé prévoient également un sit-in le jeudi devant le siège du Parlement à partir de 11h.

Dans le cadre du programme de lutte élaboré par la coordination syndicale nationale du secteur de la santé, les services hospitaliers affiliés au ministère de la Santé et de la Protection sociale décrète deux jours de grève pour protester contre ce qu’ils appellent le « silence mystérieux” du gouvernement malgré les accords préalablement signés qui garantissent des améliorations matérielles, morales et légales pour les travailleurs du secteur.

Cette grève veut mettre la lumière sur les différentes lacunes du secteur. La coordination a insisté sur la nécessité de la mise en œuvre de l’accord préliminaire du 29 décembre 2023 et ses procès-verbaux signés entre le ministère de la Santé et les organisations syndicales représentatives du secteur en fin janvier 2024.

Lors de cette conférence, le secrétaire général du Syndicat national de la santé publique (FDT), Dr Karim Belmokadem, a expliqué au nom de la coordination, composée de 8 syndicats, que « tous les procès-verbaux des accords et propositions des syndicats ont été transmis en fin janvier 2024 à la présidence du gouvernement pour trancher sur les délais d’application de ces accords ».

Malgré le programme revendicatif et les grèves décrétées, le gouvernement garde «le silence, ce qui a suscité la colère des professionnels qui s’interrogent sur les raisons derrière ce manque d’interaction et ce silence injustifié du gouvernement qui a duré plus de quatre mois», disent les syndicats.

Belmokadem, a rappelé les principales revendications de la coordination qui s’articulent principalement autour de la préservation du statut de fonctionnaire public. Il est aussi question d’augmentation générale du salaire fixe de 1.500 dirhams pour les cadres infirmiers et techniciens de santé, les infirmiers auxiliaires et les infirmiers préparateurs, et une augmentation générale du salaire fixe de 1.200 dirhams nets pour les professionnels de la santé des catégories des assistants administratifs et techniques, des techniciens, des rédacteurs, des techniciens de transport, des ambulanciers de santé, des assistants en odontologie, des assistants en urgences, des gestionnaires et des ingénieurs.

Lire aussi: Vidéo. Grève: les étudiants en médecine maintiennent leurs revendications

Le responsable a également indiqué, qu’outre les revendications matérielles, les travailleurs du secteurs déplorent les conditions de travail et de promotion, soulignant la nécessité de la création d’un nouveau grade pour toutes les catégories, l’organisation de concours professionnels internes et l’adoption d’une formule optimale pour le calcul des indemnités, l’encadrement des étudiants en médecine et pharmacie et autres revendications.

A l’issue de cette conférence, Touria Boutayeb, membre de la coordination syndicale nationale du secteur de la santé, a exprimé, par la même occasion, ses regrets face à la suspension des activités hospitalières et présente ses excuses aux citoyens, estimant que le gouvernement est responsable de cette situation.

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