Les sept romans indispensables de cette rentrée littéraire

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En collaboration avec la librairie Livremoi, H24Info a choisi sept romans à lire absolument parmi les parutions de cette rentrée littéraire. Une riche sélection dans laquelle on retrouve notamment deux auteurs marocains, Rachid Benzine et Laila Alami. 

Les lumières d’Oujda de Marc Alexandre Oho Bambe

Résumé: Exilé à Rome, le héros est finalement rapatrié dans son pays d’origine, le Cameroun. Il prend part alors à une association qui lutte pour empêcher les départs «vers les cimetières de sable et d’eau». De passage au Maroc, il fait la rencontre du père Antoine, qui prend soin des réfugiés, et d’Imane, dont il tombera amoureux.
L’avis de la libraire: « C’est un roman très émouvant sur la migration, sur les raisons qui poussent les migrants à un moment donné à quitter leur pays pour rechercher une vie meilleure ailleurs. On y perçoit leur cheminement, leurs routes, leurs rencontres, les petits bonheurs, la mort aussi. Gros coup de cœur pour ce texte du fait de sa qualité littéraire, de son écriture extrêmement poétique, très émouvante et envoutante et qui sert très bien le récit. »
›› Edition Calman Levy, 240 pages, 250 DH.


Dans les yeux du ciel
de Rachid Benzine

Résumé: On y suit Nour, prostituée de mère en fille, dont l’histoire s’inscrit dans la plus grande histoire des révolutions des peuples arabes. Egalement maman d’une petite Selma, elle se sacrifie chaque jour dans le but d’épargner sa fille et lui offrir le meilleur des destins.
L’avis de la libraire: « On connaît beaucoup Benzine pour ses essais notamment sur l’islam. Avec cette parution, il confirme vraiment son talent de romancier. C’est un roman d’une grande humanité, on y parle de la justice, des destins brisés, du besoin de la démocratie. C’est le cri d’une femme avec son regard sur la vie. C’est à la fois émouvant et à la fois une réflexion politique. On avait beaucoup aimé Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir?. On retrouve une autre Nour, un deuxième portrait féminin et c’est extrêmement bien réussi. »
›› Edition Seuil, 176 pages, 220 DH.


Betty
de Tiffany McDaniel

Résumé: C’est l’histoire de « la Petite Indienne », Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Leur mère est blanche et leur père cherokee, un peuple autochtone du sud-est de l’Amérique du Nord, ce qui leur vaudra de vivre en marge de la société. L’enfant se réfugie alors dans l’écriture pour affronter ses douleurs.
L’avis de la libraire: « Une magnifique saga familiale où l’on suit une petite fille métisse. C’est un roman sur l’enfance, la perte de l’innocence, les secrets de famille, les destins individuels et comment se construire dans tout ça. Véritable ode à la nature, on y redécouvre les merveilleux paysages américains qu’affectionne l’éditeur Gallmeister. C’est un roman difficile mais aussi extrêmement lumineux et rempli d’espérance. On était content que ce livre soit récompensé (prix Fnac 2020), car ce n’est pas un auteur connu. Les prix littéraires servent aussi à médiatiser des auteurs qui ne sont pas connus en dehors de leur pays d’origine. Une belle réussite. »
›› Edition Gallmeister, 720 pages, 340 DH.


Les autres américains
de Laila Lalami

Résumé: L’histoire se déroule en Californie. On y retrouve une famille américaine d’origine marocaine qui a parfaitement réussi sa vie. Driss, le père de famille, a fui le Maroc après les émeutes de 1981. Soudain, un accident de voiture dont on se demande s’il s’agit vraiment d’un accident ou d’un crime raciste…
L’avis de la libraire: « Laila Lalami vit et travaille aux Etats-Unis. Paru d’abord en anglais (Other Americans), ce roman a eu un gros succès outre-Atlantique, reconnu par la critique, et il est enfin traduit en français. Le récit aborde la société américaine et ses tensions identitaires. L’auteur pose la question de l’intégration dans une société qui divise plus qu’elle ne rassemble. »
›› Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Aurélie Tronchet, Edition Christian Bourgeois, 512 pages, 290 DH.


Les aérostats
d’Amélie Nothomb

Résumé: «La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir», lit-on en quatrième de couverture du 29e roman d’Amélie Nothomb. Ange, 19 ans, étudiante bruxelloise en philologie, est un personnage fortement inspiré de l’auteur elle-même. En parallèle de ses études, elle donne des cours de littérature à un adolescent dyslexique de 16 ans, Pie. Les deux jeunes vont avancer ensemble au travers de leurs difficultés.
L’avis de la libraire: « Comme chaque année en septembre, le livre d’Amélie Nothomb est toujours très attendu par ses fidèles lecteurs. Celui-ci ne déçoit pas. On y retrouve la grâce de l’écriture d’Amélie Nothomb, son humour un peu caustique. Un roman court, ciselé, extrêmement prenant, qu’on ne lâche plus jusqu’à la fin. »
›› Edition Albin Michel, 180 pages, 230 DH.


Le sel de tous les oublis
de Yasmina Khadra

Résumé: C’est l’histoire d’une jolie errance, d’un instituteur algérien tellement désemparé lorsque sa femme le quitte, qu’il quitte lui-même ses élèves pour se perdre sur les routes. Un peu à la manière d’un roadmovie, on suit ce personnage mélancolique dont le chemin est ponctué de rencontres extraordinaires.
L’avis de la libraire: « Yasmina Khadra, cet immense auteur, dépeint de façon très juste l’Algérie des années 1960. C’est presque un conte philosophique car au travers du cheminement du héros, l’écrivain nous invite à réfléchir sur la perte, la possession, ce qui nous définit, sur les bonheurs de la vie quotidienne. »
›› Edition Julliard, 260 pages, 230 DH.


Les roses fauves
de Carole Martinez

Résumé: C’est à partir d’une anecdote sur une coutume espagnole confiée un jour à l’auteur par une de ses lectrices qu’est né Les roses fauves. Dans les montagnes andalouses, les femmes avaient l’habitude de se transmettre de génération en génération un coussin en cœur brodé contenant des secrets écrits sur des petits bouts de papier. Avec l’interdiction de les lire. Lola, fonctionnaire à la poste, possède une armoire remplie des coussins de ses aïeules. Brisera-t-elle la tradition pour accéder aux mystères du passé?
L’avis de la libraire: « Ceux qui avaient aimé Du domaine des Murmures ou Le cœur cousu vont le lire avec ravissement. Carole Martinez est une merveilleuse conteuse, dans les deux sens du terme, car son récit flirte souvent avec le fantastique et le merveilleux. Ce titre a été sélectionné pour le Goncourt et a toutes ses chances. »
›› Edition Gallimard, 352 pages, 270 DH.