Diapo. Expo photo: «Résidus de mémoires» à l'espace Banque Populaire de Rabat

188

La galerie Banque Populaire met à l’honneur la photographie en organisant «Résidus de mémoires», une exposition célébrant la mémoire dans tous ses états: individuelle, familiale, collective, des lieux ou des espace etc… à travers les travaux de quatre photographes d’horizons divers.
Jamal Benabdessalam, Miloud Stira, Abderrahman Marzouk et Jaâfar Akil revisitent la notion de la mémoire dans cette exposition qui a débuté le 31 mai et se poursuit jusqu’au 15 septembre, avec des visions et des styles artistiques différents.
C’est ainsi que la caméra de Jamal Benabdessalam, membre du bureau de l’Association Marocaine d’Art Photographique, nous dévoile par exemple les mémoires des lieux et des situations d’engagement des marocains et de leur patriotisme avec une approche documentaire et que Stira d’un autre côté aborde la  la problématique de l’interculturalisme et de la migration des symboles visuels en présentant des images prises dans les vestiges des lieux de tournage du film américain «La colline a des yeux» au sud du Maroc.
Abderrahman Marzouk quant à lui, a choisi de nous proposer des photographies en noir et blanc d’un sujet habituellement présenté en couleur. Son approche se focalise essentiellement sur la mémoire de nos émotions envers la nature et les paysages. Une approche qui juxtapose deux rythmes: le premier plein de mouvement et de bruit, le second nous rappelle la sérénité et la lenteur.
Quant à la contribution de Jaâfar Akil, président de l’Association Marocaine d’Art Photographique et directeur Artistique des Rencontres Photographiques de Rabat, elle revisite l’album familial avec un regard troublant pour récrire ses histoires, ses souvenirs et soulever les questionnements.
Ses expositions nous offrent de ce fait une déambulation artistique obsédée par l’aventure et la recherche photographique dans un sujet épineux, ambigu, énigmatique et profond.
Il est à noter que la photographie est aujourd’hui considéré un art majeur. En témoignent les manifestations qui se multiplient à travers le monde – biennales, salons professionnels et autres ventes aux enchères – qui drainent un public fervent ainsi qu’un nombre croissant de collectionneurs d’art contemporain en quête d’œuvres consacrées ou prometteuses. La Galerie de la Banque populaire , à l’écoute de toutes les formes d’expression artistique, et qui fait la part belle à la création régionale, se devait d’accompagner une dynamique riche de promesses et de contribuer ainsi à légitimer encore davantage un Art, un temps jugé mineur.