Aziz Akhannouch revient sur la réforme de l’éducation

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La réduction des disparités spatiales est le point de départ des stratégies sectorielles territoriales (M. Akhannouch)
© DR.

Toute réforme du système éducatif ne pourrait atteindre ses objectifs sans une amélioration du statut et des conditions de travail des cadres éducatifs et un renforcement de leurs rôles, et partant, créer un climat propice au sein des établissements de l’enseignement, a affirmé, mardi, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch.  

En réponse à une question à la Chambre des Conseillers lors de la séance plénière mensuelle sur le thème « le développement et la modernisation du système éducatif », Akhannouch a expliqué que le gouvernement a tenu une série de réunions avec les centrales syndicales les plus représentatives pour promouvoir l’école marocaine et renforcer son attractivité.

Ces rencontres ont abouti à la signature de l’accord du 18 janvier 2022, qui a permis le règlement de nombreux dossiers en suspens depuis des années, ce qui constitue un prélude pour jeter les bases du modèle d’une école publique de qualité qui assure la promotion sociale et économique.

Ce processus a été couronné par la conclusion de l’accord du 14 janvier 2023 avec les syndicats de l’éducation, qui a jeté les fondements encadrant le statut du personnel de l’éducation pour accompagner la mise en œuvre de la feuille de route de la réforme du secteur et faire face à la situation préoccupante dont pâtit le système éducatif, a-t-il relevé,

Cet accord, dit-il, « a fermé une page qui a soulevé beaucoup de controverse dans l’histoire du secteur de l’éducation dans le Royaume, en approuvant un statut unifié pour tous les hommes et les femmes de l’enseignement, qui répond aux revendications du personnel de l’éducation et rompt définitivement avec le dossier-dit de la contractualisation ».

Lire aussi. Akhannouch: le gouvernement est engagé pour la mise en œuvre des projets de développement

Ce processus a également été renforcé, a poursuivi Akhannouch, à travers le mécanisme du dialogue social avec les partenaires du secteur, qui a abouti à la signature du procès-verbal de l’accord du 26 décembre 2023 avec les cinq centrales syndicales les plus représentatives, lequel « permettra de réhabiliter l’enseignant, d’améliorer ses conditions financière et morale, et de traiter les dossiers des catégories en suspens depuis plus de deux décennies ».

Le chef du gouvernement a, par ailleurs, souligné que l’interaction positive du gouvernement avec les demandes des instances au sein du système éducatif et les acquis « sans précédent qui en ont résulté reflètent le respect de ses engagements contenus dans le programme gouvernemental en ce qui concerne l’amélioration du statut financier et moral du personnel de l’éducation, et réaffirme « la détermination d’aller de l’avant dans la réhabilitation de l’école publique », faisant état, à ce propos, de l’intention de l’Exécutif de lancer un nouveau round de dialogue social.

Akhannouch a, en outre, affirmé que le gouvernement veille que les cadres du personnel enseignant bénéficient d’une qualification éducative et professionnelle en vue de les doter des compétences nécessaires pour bien exercer le métier de l’enseignement, soulignant à cet égard l’adoption de la « présélection » et de la « formation de base » comme leviers de qualification et de développement des ressources humaines, à travers la mise en œuvre d’une nouvelle ingénierie pour une formation sur 5 ans, en application des dispositions de l’accord-cadre, auxquelles le gouvernement a prévu une enveloppe financière de plus de 4 milliards de dirhams, pour faire en sorte que ces filières de formation puissent accueillir 28.000 étudiants la première année et 50.000 à la fin du mandat gouvernemental actuel.

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