Les enseignants contractuels maintiendront leur grève nationale malgrè une réunion avec le ministère

à 15:30
AFP.

Malgré la réunion tenue hier lundi 25 mars entre le ministre de l'Éducation nationale et les syndicats représentatifs de l'enseignement, la grève nationale prévue les 26,27 et 28 mars courant est maintenue et pourrait même être prolongée à une semaine.

A la suite du rassemblement des enseignants contractuels, dispersés avec force par les forces de l'ordre, une réunion s'est tenue ce lundi 25 mars entre le ministre de l'Éducation nationale et les syndicats représentatifs de l'enseignement. Cette rencontre qui a duré trois heures avait pour principal but de convaincre les syndicats de renoncer à la grève nationale prévue les 26, 27 et 28 mars courant.

 

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Durant cette réunion, le ministre de l'Éducation nationale a évoqué sa décision de promulguer un décret qui contiendrait toutes les modifications qu'a connues le statut des cadres des AREF, cite le quotidien Akhbar Alyaoum dans sa parution du mardi 26 mars. Une proposition qui n'a pas convaincu les syndicats qui ont décidé de maintenir la grève qu'ils prévoient de porter à une semaine.

Abdelilah Dahmane, secrétaire général de la fédération nationale des fonctionnaires de l'enseignement aurait par ailleurs déclaré aux journalistes d'Alyaoum24 que le ministère a considéré la violence qu'a subie les professeurs comme "nécessaire au maintien de l'ordre". Une déclaration qui n'a pas été au goût des syndicats vu que l'un des objectifs de la réunion était d'empêcher ce qui s'est passé dimanche 24 mars de se reproduire.  De pareilles violences "affectant l'image du corps professoral et enseignant".

 

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Pour rappel, les forces de l'ordre ont dispersé dans la nuit de samedi au dimanche un rassemblement de jeunes contractuels de l'enseignement qui voulaient camper devant le parlement à Rabat pour protester contre leur statut. Les forces de l'ordre les avaient dispersés avec matraques et canons à eaux, après plus de deux heures de négociation pendant lesquelles ils ont refusé de lever le camp.