Abdellah El Fergui: «La situation des TPE-PME ne justifie en aucun cas une augmentation du SMIG»

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Abdellah El Fergui, président de la Confédération marocaine des TPE et PME. DR

Dans cet échange, le président de la Confédération marocaine des TPE et PME, Abdellah El Fergui, revient sur son projet de créer un Observatoire des TPE et son opposition à l’augmentation du SMIG. Il rappelle également quelques leviers de croissance pour cet écosystème qui représente la grande majorité des entreprises au Maroc.

Sur l’initiative de créer un observatoire de la TPE, Abdellah El Fergui estime qu’il ne faut pas rater le coche. Pour le président de la Confédération marocaine des très petites, petites et moyennes entreprises (CM TPME), «c’est le moment, d’exécuter l’une des recommandations de la stratégie TPE lancée en mai 2013 qui est la création d’un Observatoire Marocain des TPE». Il souligne que cette recommandation a été mise de côté pour un Observatoire marocain de la TPME (OMTPME) en 2016. Revenant sur la définition de la TPE, principal point de discorde avec l’OMTPME, il explique que «les TPE sont totalement différents des PME». Ainsi, pour Abdellah El Fergui, cet observatoire annoncé «permettra de mettre en évidence les défis spécifiques auxquels font face les TPE et de formuler des recommandations pour soutenir leur développement et leur croissance».

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Concernant la question du SMIG, le président de la CMTPME a été également très clair: « La situation actuelle des TPE-PME ne justifie en aucun cas une augmentation du SMIG, des impôts, des allocations familiales, ou de toute autre mesure». A l’en croire, un certain nombre de facteurs «ont affecté durement et dangereusement les TPE-PME et les auto-entrepreneurs». Et de lister, «les récentes augmentations des impôts de 10% à 20% sur quatre années de 2023 à 2026, l’augmentation du SMIG de 10%, du taux directeur de 100%, des prix du gasoil de 80%, des prix des matières premières». De plus, «L’État a mis fin aux deux principaux programmes, Intelaka et Forsa » alors que ces programmes selon lui, «offraient des financements accessibles aux TPE-PME et aux auto-entrepreneurs».

Croissance: des défis et des leviers

Abordant le point des leviers, Abdellah El Fergui tient à souligner les défis qui minent la croissance de l’écosystème TPME. Au nombre de ceux-ci, l’accès au financement et aux bons de commande, les délais de paiement et la digitalisation. Et de rappeler que la définition juste et équitable de la TPE et sa «charte tant attendue», passent en premier.

Par la suite, il cite un ensemble de pratiques qui sont, à son sens, «des leviers de croissance auxquels les TPE et PME marocaines peuvent recourir pour prospérer et s’émanciper. Ce sont, entre autres, l’innovation et l’adaptation, la transformation numérique, le développement des compétences, l’expansion à l’international, la collaboration avec d’autres acteurs, l’accès au financement, et la promotion de l’entrepreneuriat et de l’innovation. «Chaque entreprise est unique et les leviers de croissance varient selon l’activité et d’autres facteurs», conclut-il.

Sans aucun doute, Abdellah El Fergui semble vouloir continuer à donner de la voix aux TPME  pour mieux les impliquer dans les politiques les impactant directement ou indirectement.

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