La revue de presse de ce vendredi 8 décembre

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La revue de presse du mardi 21 novembre
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Mustapha Baïtas : le gouvernement accélère le rythme pour trouver un accord avec les syndicats le plus tôt possible ; La digitalisation pour combattre la corruption : encore du chemin à faire pour le Maroc ; Analyse de M.S.IN : belles perspectives de croissance pour le secteur cimentier à l’horizon 2030 ; Licences gaz offshore: energy plc rejoint chariot ; Conflit d’intérêts: la faiblesse du dispositif pointée ; Industrie: les opérateurs anticipent une hausse de la production ; Lutte anti-corruption: On ne s’en sort toujours pas! ; Réhabilitation du cactus: soigner le mal par le mal en sacrifiant les anciennes variétés… Voici les dernières informations de la presse nationale de ce vendredi:

Le Matin

Mustapha Baïtas : le gouvernement accélère le rythme pour trouver un accord avec les syndicats le plus tôt possible

« Les quatre syndicats et le gouvernement travaillent de façon intense et accélèrent le rythme en vue de trouver des solutions aux points en suspens en ce qui concerne le dossier des enseignants », a souligné le ministre chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, jeudi lors du point de presse organisé l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil du gouvernement. Le responsable gouvernemental a rappelé qu’une réunion s’est tenue jeudi tandis qu’une autre est prévue ce vendredi matin en vue de trouver une issue favorable à tous les points sur lesquels butent les deux parties. Il s’agira principalement de débattre et de parvenir à un accord définitif concernant l’augmentation des salaires des enseignants. Un point qui constitue la principale pomme de discorde entre les deux parties puisque la première entrevue qui avait été tenue mercredi déjà, n’avait abouti à aucun compromis. En effet, les syndicats campaient jusqu’à jeudi après-midi sur leur position réclamant une augmentation nette de 3.000 DH dans le but de revaloriser le métier d’enseignant.

La digitalisation pour combattre la corruption : encore du chemin à faire pour le Maroc

La lutte anti-corruption au Maroc se trouve en partie freinée par la stagnation, voire la régression, de la transformation digitale dans notre pays. C’est ce que démontre une analyse de l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption (INPPLC). Cette analyse permet en effet d’avancer que ce levier de prévention et de lutte contre la corruption ne fonctionne pas comme il devrait. L’INPPLC estime que l’approche orientée Citoyen doit être érigée en axe directeur pour renforcer l’impact sur la gouvernance, la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption. Elle soutient également que la transformation digitale doit être structurante pour les réformes fondamentales, et que ses priorités soient alimentées par les besoins des chantiers et projets ayant un fort impact sur l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption.

Analyse de M.S.IN : belles perspectives de croissance pour le secteur cimentier à l’horizon 2030 

Le secteur cimentier marocain devrait vivre de nouvelles années de gloire à l’horizon 2030. En effet, la reprise de l’activité dans le BTP après l’atténuation de l’inflation et le développement attendu dans le secteur des infrastructures routières, hôtelières et sportives, en lien avec l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde 2030 au Maroc, alimente l’espoir d’une montée en puissance des ventes de ciment. De même, ces dernières devraient profiter du lancement du programme de reconstruction sur 5 ans des régions sinistrées par le séisme d’Al Haouz.

L’Economiste 

Licences gaz offshore: energy plc rejoint chariot

Le groupe Chariot Limited vient de signer des accords de partenariat avec Energean plc, portant sur la licence offshore de Lixus, sur laquelle se situe le projet de développement de gaz d’Anchois, ainsi que sur la licence offshore de Rissana. Concrètement, ce partenariat permettra d’assurer un financement à Chariot, notamment au projet en cours, via un paiement initial, un autre différé, et potentiellement un portage complet jusqu’à la mise en production. «Chariot conservant une participation importante dans le projet», est-il indiqué. Dans le détail, cette opération porte sur l’acquisition par Energean de participations de 45% et de 37,5% relatives aux licences de Lixus et de Rissana, en plus de la prise en charge opérationnelle des deux licences. De son côté, Chariot conservera une participation de 30% et de 37,5% dans les deux licences, au moment où l’Onhym continuera à détenir 25% de chaque licence.

Conflit d’intérêts: la faiblesse du dispositif pointée 

En plus de son rapport annuel, l’Instance de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (IPPLC) s’est penché sur une série de sujets dans le cadre de ses rapports thématiques, le dossier des conflits d’intérêts. Il en ressort que ce dispositif est inefficace, notamment à cause de l’absence d’une approche globale et cohérente. «Après avoir examiné de nombreuses dispositions légales ciblant chaque catégorie de fonctionnaires, avec des mesures pour prévenir les conflits d’intérêts, cette étude a constaté l’absence d’un encadrement clair de ce comportement». Ce document précise que «les situations de conflit d’intérêts abordées dans la législation marocaine restent lacunaires et n’englobent pas toute la typologie de ce phénomène». Cette instance a pointé la faiblesse des mécanismes de traitement, de vérification, de correction et de régularisation, nécessaires pour gérer ces comportements.

Industrie: les opérateurs anticipent une hausse de la production

Les chefs d’entreprises semblent optimistes. Du moins ceux qui opèrent dans l’industrie manufacturière et extractive. Ils anticipent une hausse de la production durant ce quatrième trimestre, laquelle interviendrait après un troisième trimestre marqué par des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement d’origine étrangère. C’était le cas pour 25% des entreprises de l’industrie manufacturière. L’augmentation attendue est attribuée à la hausse de l’activité fabrication d’équipements électriques, de l’automobile et de l’industrie de l’habillement. A fin octobre, les statistiques de l’Office des changes ont relevé une hausse de 30,5% à 116,38 milliards de DH des exportations de l’automobile en raison de l’accroissement des ventes du segment de la construction, du câblage et de celui de l’intérieur véhicules et sièges.

L’Opinion 

Lutte anti-corruption: On ne s’en sort toujours pas!

Le rapport annuel de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) pour l’année 2022 met en lumière la persistance de la corruption au Maroc, malgré quelques progrès enregistrés dans le domaine législatif. En quatre ans, le Royaume a perdu cinq points dans l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), se classant en neuvième position parmi les nations arabes et en position médiane en Afrique. La corruption est classée au sixième rang des principales préoccupations des citoyens résidents et au troisième rang pour les MRE. Les secteurs de la Santé et de la Fonction publique sont les plus touchés par ce phénomène. Face à cette situation, l’organisme dirigé par Bachir Rachdi recommande une nouvelle approche, plus rigoureuse et mieux coordonnée, dans la lutte anti-corruption.

Réhabilitation du cactus: soigner le mal par le mal en sacrifiant les anciennes variétés

Faisant partie des premiers territoires infestés par la cochenille du cactus, la région de Boulaâouane a été marquée, il y a quelques jours, par le lancement d’un projet de réhabilitation de cette espèce importante du point de vue socio-économique. Inscrit dans le cadre de la feuille de route qui ambitionne de revitaliser la lière nationale de la figue de barbarie grâce aux 8 variétés résistantes au ravageur sélectionnées par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), ce projet est le fruit d’un travail mené depuis 2017 sur plusieurs fronts. Si les experts estiment que les objectifs assignés pour 2030 pourront être atteints dès 2028, ils appellent également à éviter la multiplication et le traitement des variétés traditionnelles afin d’optimiser les chances d’éradiquer la cochenille du territoire marocain.

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