Vidéo. Décollage d’un vaisseau russe Soyouz avec la 1ère cosmonaute bélarusse vers l’ISS

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Décollage d'un vaisseau russe Soyouz avec la première cosmonaute bélarusse vers l'ISS
La première cosmonaute bélarusse âgée de 33 ans, Marina Vassilevskaïa. © DR

Un vaisseau spatial russe Soyouz avec la première cosmonaute bélarusse de l’histoire, Marina Vassilevskaïa, à son bord a décollé samedi avec succès vers l’ISS depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, a annoncé l’agence spatiale russe Roscosmos.

« Le Soyouz a décollé de Baïkonour », dans les steppes kazakhes, à 12H36 GMT, a indiqué Roscosmos dans un communiqué, en précisant que la mise en orbite du vaisseau « s’est déroulée comme prévu ».

Initialement programmé pour jeudi, le décollage du vaisseau Soyouz avait été annulé au dernier moment alors que la fusée se trouvait sur le pas de tir, et reporté à samedi.

Ce report a représenté un nouveau revers pour le secteur spatial russe, à la peine depuis des années en raison de problèmes de financement, de scandales de corruption et d’échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

Selon le patron de Roscomos, Iouri Borissov, la cause de l’annulation du premier décollage est lié à « une chute de tension de la source de courant chimique » du Soyouz.

L’équipage du vaisseau est composé de l’astronaute américaine Tracy Dyson, du cosmonaute russe expérimenté Oleg Novitski et de Marina Vassilevskaïa, la première cosmonaute bélarusse, âgée de 33 ans.

« Tout est bien à bord », a assuré M. Novitski, peu après le décollage, selon les images vidéo retransmises en direct par Roscosmos.

A l’issue d’un long vol d’environ 50 heures et demie, le Soyouz doit s’amarrer lundi à 15H10 GMT au module Pritchal, lui-même attaché au module Naouka amarré au segment russe de la Station spatiale internationale, selon Roscosmos.

Le secteur spatial russe, qui fait historiquement la fierté du pays, a souffert de plusieurs revers embarrassants ces dernières années.

Trois véhicules spatiaux russes arrimés au segment russe de l’ISS ont ainsi connu des fuites de liquide de refroidissement ces derniers mois. En août, la première sonde russe envoyée vers la Lune depuis l’URSS s’était écrasée sur le sol lunaire.

Ces échecs n’ont pas réduit les ambitions de la Russie, qui veut mettre un terme à sa participation à l’ISS après 2024 pour se concentrer sur la construction de sa propre station spatiale.

Le secteur spatial russe est limité aussi par son manque d’innovation, la plupart de ses systèmes reposant sur des technologies soviétiques, généralement fiables mais vieillissantes.

Les Soyouz ont ainsi été pendant longtemps le seul moyen d’atteindre la Station spatiale internationale tandis que Roscosmos fait désormais face depuis quelques années à la concurrence de sociétés privées, comme SpaceX du milliardaire Elon Musk.

La coopération russo-occidentale dans le domaine spatial a aussi été plombée par l’offensive russe contre l’Ukraine déclenchée en février 2022 et les sanctions qui ont suivi. L’ISS constitue l’un des rares champs de coopération encore en cours entre Moscou et Washington.

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