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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Les manifestations contre le pass sanitaire ont réuni plus de 15.000 personnes dans le sud de la France, à Marseille, Nice et Montpellier, aux cris de « liberté, liberté ». Sifflets, applaudissements, poings levés, tambours et danses: à Marseille, un important cortège évalué à 4.300 personnes par la police a défilé dans le centre, remplissant une bonne moitié de la Canebière.

    Des « Marseillaises » ont été entonnées sous des drapeaux tricolores et des banderoles appelant au respect de la liberté de conscience – « La liberté ne s’injecte pas », « Nous ne sommes pas mûrs pour l’esclavage » ou « La liberté est immunisée contre vos idées ». « J’ai 18 ans, je viens de passer mon bac et j’ai pas eu le temps de me faire vacciner. Je n’ai pas pu vivre mes 17 ans à cause du Covid et, aujourd’hui, je me sens à nouveau exclu », témoigne Moevai Barati.

    « Je ne ferai pas l’injection », explique aussi Sandra, une infirmière de 49 ans qui refuse de donner son nom: « Alors, je vais devoir chercher un autre travail. Mon projet de vie est changé, mais j’irai jusqu’au bout ». « Notre pays devient totalitaire », juge pour sa part Jean-Claude Dib, 71 ans, chauffeur routier à la retraite qui se dit « prêt à rendre coup pour coup ». Dans le cortège, d’autres manifestants brandissaient des panneaux mettant en cause la sûreté des vaccins: « Ni cobaye, ni paria », « Le corps de nos enfants livré aux labos, vous dites oui? ».

    À Nice, un impressionnant cortège de 6.000 personnes, selon la police, a provoqué des embouteillages monstres en début d’après-midi dans le centre et sur la Promenade des Anglais. Réfractaires au pass sanitaire, anti-vaccins, « gilets jaunes » et opposants à Emmanuel Macron ont défilé ensemble autour d’un même mot d’ordre: « liberté ».

    Enfin, à Montpellier, 5.000 manifestants selon la préfecture ont investi la place de la Comédie aux cris de « liberté » et « à bas la dictature sanitaire », avant de défiler dans le centre-ville. Parmi les participants figuraient beaucoup de « gilets jaunes », mais aussi des soignants et des étudiants et de nombreuses pancartes proclamant un « soutien aux soignants ».

    « Ce sont nos libertés qui sont attaquées sous couvert de crise sanitaire », dénonce Yasmine Tellier, infirmière de 42 ans, vaccinée, mais militante pour « le droit pour chaque personne de décider de se faire vacciner ou non ».

    « Les soignants sont désignés à la vindicte populaire (…) alors que ce sont eux qui ont été au front quand les macronistes se montraient incapables de gérer cette crise », estime Amin, étudiant en médecine de 24 ans qui préfère taire son nom. « Les politiques sont de plus en plus déconnectés de la vie des gens: ils n’écoutent pas le peuple gronder », commente Gilles Fernandez, ouvrier âgé de 37 ans, qui porte un gilet jaune.

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