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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a quitté mardi matin Israël pour le Soudan sur le « premier vol officiel direct » entre Tel-Aviv et Khartoum, au deuxième jour d’une tournée axée sur la normalisation des relations entre l’Etat hébreu et des pays arabes.

    Israël et le Soudan n’entretiennent pas de relations diplomatiques et l’avion de Mike Pompeo, à moins d’une escale de dernière minute, doit être le « premier vol officiel direct » entre les villes de Khartoum et Tel-Aviv, selon des responsables américains.

    A l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, un responsable israélien a dit « vous êtes maintenant sur un vol historique » à Pompeo qui, le visage barré d’un masque sanitaire, semble acquiescer d’un geste du corps, selon une vidéo de l’ambassade américaine en Israël.

    Le chef de la diplomatie américaine, qui a notamment rencontré la veille le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son homologue britannique Dominic Raab, doit s’entretenir à Khartoum avec le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, et le général Abdel Fattah al-Burhane.

    Selon Washington, Mike Pompeo doit y « exprimer son soutien à un approfondissement des relations Israël-Soudan » et à la « transition » dans ce pays qui a tourné la page en 2019 de trois décennies sous l’autocratie d’Omar el-Béchir.

    Après l’annonce le 13 août d’un accord de normalisation entre les Emirats arabes unis et Israël, Pompeo tente de convaincre d’autres pays arabes de se rapprocher de l’Etat hébreu.

     

     

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    En février, au terme d’un entretien avec le général soudanais Abdel Fattah al-Burhane en Ouganda, Netanyahu avait affirmé avoir convenu « d’entamer une coopération qui normalisera les relations entre les deux pays ». Mais le gouvernement soudanais avait ensuite démenti que la question de la « normalisation » ait été abordée.

    La semaine dernière, les autorités soudanaises avaient créé la confusion par des déclarations contradictoires sur l’existence de contacts avec Israël en vue d’une normalisation des relations entre les deux pays.

    Un porte-parole des Affaires étrangères soudanaises avait salué la décision des Emirats arabes unis, affirmé qu’il n’y avait « pas de raison pour la poursuite de l’hostilité entre le Soudan et Israël » et fait état de contacts directs entre les deux pays.

    Ces propos avaient été aussitôt acclamés par une partie de la classe politique israélienne.

    Mais quelques heures après ces propos, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Omar Qamareddine, avait rabroué son porte-parole affirmant que « la question des relations avec les Israéliens n’a jamais été discutée par le gouvernement soudanais ».

    Après la guerre des Six-Jours, qui a vu en 1967 Israël s’emparer notamment de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, la majeure partie des dirigeants arabes s’était réunie à Khartoum pour adopter la résolution des « trois non »: non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non aux négociations avec l’Etat hébreu.

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