Photos. Les sites que Trump visitera en Israël et dans les territoires occupés

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Mur des Lamentations, mémorial de la Shoah, église du Saint-Sépulcre… Les sites chargés de symboles et d’histoire où se rendra le président américain Donald Trump lors de sa visite lundi et mardi en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.

Le tombeau où le Christ a été enterré selon la tradition, paré de ses nouvelles couleurs dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 21 mars 2017 / AFP
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L’église du Saint Sépulcre

L’église du Saint Sépulcre dans la Vieille Ville de Jérusalem est située dans la partie orientale et palestinienne de la Ville sainte. Israël occupe depuis 50 ans cette partie qu’elle a ensuite annexée, une mesure non reconnue par la communauté internationale.

Ce site, le plus saint du christianisme car c’est là que, selon la tradition chrétienne, le Christ a été crucifié avant d’être mis au tombeau et de ressusciter, est partagé par six obédiences: orthodoxe grecque, arménienne, éthiopienne et syriaque, catholique romaine et copte égyptienne.

L’édicule de marbre qui surmonte le tombeau, érigé au XIXe siècle, a récemment été restauré pour un montant de 3,4 millions d’euros.

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Le mur des Lamentations

Le mur des Lamentations, également situé dans la Vieille Ville de Jérusalem, est le dernier vestige du mur soutenant le second Temple juif détruit par les Romains en 70.

Il est de coutume de glisser entre ses pierres des morceaux de papiers renfermant des prières.

Le mur des Lamentations se trouve en contrebas de l’esplanade des Mosquées sur laquelle se dressait le temple, et qui est aujourd’hui encore le site le plus sacré pour les juifs, mais aussi le troisième lieu saint de l’islam.

Son esplanade est divisée en espaces de prière séparés pour hommes et femmes. Les prières y sont menées par le rabbin ultra-orthodoxe Shmuel Rabinovitz, qui accompagnera Donald Trump lors de sa visite.

Trump sera le premier président américain en exercice à visiter ce site. La Maison Blanche aurait refusé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l’y accompagne.

C’est aussi là que s’était rendu à son arrivée il y a une semaine le nouvel ambassadeur américain en Israël, David Friedman, de confession juive, un proche de Trump connu pour ses positions controversées en faveur notamment de la colonisation israélienne des territoires palestiniens occupés.

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Yad Vashem, le mémorial de la Shoah

Perché sur une colline boisée de Jérusalem-Ouest, cet imposant complexe est un centre mondial de recherche et de documentation sur l’Holocauste. Il est le deuxième site le plus visité d’Israël après le mur des Lamentations.

Avec son Hall des noms des victimes du génocide nazi qui a fait durant la Seconde guerre mondiale plus de six millions de morts et son jardin des Justes parmi les Nations, il est un passage obligé pour responsables et célébrités en visite en Israël.

Yad Vashem a récemment appelé le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer à visiter son site internet pour revoir ses déclarations sur le fait que le président syrien Bachar al-Assad avait fait pire qu’Adolf Hitler en utilisant des armes chimiques, une comparaison semblant minimiser les crimes du nazisme et vite amendée devant le tollé.

Visitors take pictures on the main venue of the Israel Museum on March 30, 2015 in Jerusalem. (AFP...
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Le musée d’Israël

C’est dans ce complexe proche de Yad Vashem que M. Trump doit prononcer un discours, un temps annoncé à Massada.

Il renferme près de 500.000 pièces d’art et archéologiques, dont les manuscrits de la mer Morte, les plus anciennes transcriptions connues de la Bible.

Vue générale de l'église de la Nativité à Bethléem en septembre 2010.
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Bethléem

Trump rencontrera son homologue palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem, à quelques kilomètres au sud de Jérusalem, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 50 ans par l’armée israélienne.

C’est dans cette ville, selon la tradition, qu’est né le Christ dans une étable aujourd’hui située dans une crypte sous l’église de la Nativité, bordée par la place de la Mangeoire.

Bethléem est coupée de Jérusalem par le mur de séparation israélien, considéré par les Palestiniens comme l’un des symboles les plus honnis de l’occupation.

Sa construction a commencé en 2002, au cours de la deuxième Intifada, le soulèvement palestinien, pour protéger le territoire israélien d’attaques, selon l’Etat hébreu. La Cour internationale de justice l’a déclaré illégal en 2004. Achevé aux deux tiers, ce mur alterne tronçons en béton et clôture et doit atteindre à terme environ 712 km, selon l’ONU.

Avec AFP