L’université d’Oxford étudie l’efficacité de la combinaison de deux vaccins distincts

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L’université d’Oxford a annoncé, jeudi, le lancement d’une étude pour déterminer si la combinaison de deux doses de différents vaccins chez un même patient reste efficace pour le protéger contre la maladie de Covid-19.

Cette étude qui pourrait être cruciale au vu des difficultés d’approvisionnement actuelles dans le monde, impliquera 820 volontaires de plus de 50 ans et portera sur la combinaison des deux vaccins utilisés pour l’heure sur le territoire britannique, à savoir le suédo-britannique AstraZeneca/Oxford et celui de l’alliance germano-américaine, Pfizer/BioNTech.

L’essai clinique examinera aussi l’efficacité de la protection en fonction de l’espacement des deux injections, testant un intervalle de quatre semaines, proche de celui initialement recommandé, et un autre de douze semaines retenu par les autorités britanniques pour toucher plus de bénéficiaires.

« Si nous montrons que ces vaccins peuvent être utilisés de manière interchangeable, cela augmentera considérablement la flexibilité de leur distribution » a souligné dans un communiqué, le professeur Matthew Snape, qui dirige cette recherche.

Des résultats concluants seraient aussi à même de « fournir des indices sur la manière d’accroître l’étendue de la protection contre les nouvelles souches de virus », a-t-il ajouté.

De son côté, le médecin-chef adjoint pour l’Angleterre, Jonhatan Van-Tam, a estimé qu’il est même possible que la réponse immunitaire soit « renforcée » après la combinaison de deux vaccins, notant que cela peut « donner des niveaux d’anticorps encore plus élevés qui durent plus longtemps ».

Actuellement, deux injections du même type sont administrées, à quelques semaines d’intervalle, lors de la vaccination. Présentée comme une première mondiale, cette étude pourrait offrir de nouvelles perspectives pour les campagnes de vaccination des différents pays.