Le manque de sommeil chez les adultes favorise les risques de démence

Les personnes âgées de 50 ou 60 ans qui dorment six heures ou moins par nuit sont plus susceptibles de développer une forme de démence dans un âge plus avancé, selon une nouvelle étude.

Même après avoir pris en compte les problèmes cardiaques, métaboliques et de santé mentale, les chercheurs ont constaté que les personnes de 50 ans qui dormaient six heures ou moins par nuit avaient 22 % de risques supplémentaires de développer une démence plus tard dans leur vie, d’après l’étude publiée dans la revue scientifique « Nature Communication ».

Les personnes âgées de 60 ans sont 37 % plus susceptibles de développer cette maladie, peut-on lire dans l’étude qui précise que les comparaisons ont été faites avec des personnes qui dormaient sept heures par nuit.

L’étude a suivi près de 8.000 personnes en Grande-Bretagne pendant environ 25 ans, à partir de l’âge de 50 ans.

Les participants ont la durée de leur sommeil et certains ont porté des appareils de suivi du sommeil pendant la nuit pour vérifier l’exactitude de leurs estimations.

Bien que les auteurs aient averti que les résultats ne permettent pas d’établir si un manque de sommeil est à l’origine de la démence, ils affirment que leurs conclusions s’ajoutent aux recherches à plus court terme établissant un lien entre le manque de sommeil et le risque de développement de la maladie.