La France refuse un usage plus étendu de l’hydroxychloroquine, encore utilisée au Maroc

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L’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement des patients atteints du Covid-19 divise encore en France. Si l’Agence française du médicament (ANSM) n’y voit pas de réel bénéfice, plusieurs experts avec à leur tête le Pr Didier Raoult, militent pour son utilisation plus étendue, comme c’est le cas au Maroc.

«À ce jour, les données disponibles, très hétérogènes et inégales, ne permettent pas de présager d’un bénéfice de l’hydroxychloroquine, seule ou en association, pour le traitement ou la prévention de la maladie Covid-19», a tranché l’Agence française du médicament (ANSM), répondant ainsi  à une recommandation du professeur Didier Raoult qui préconisait une utilisation plus étendue de cette molécule.

Et à l’ANSM de poursuivre en affirmant que «(nous) ne pouvons pas répondre favorablement à la demande de RTU (recommandation temporaire d’utilisation) de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge de la maladie Covid-19», rapporte l’agence AFP, citant un point d’information de l’agence.

Pour le Pr Raoult il s’agit de «deux poids deux mesures», car selon lui l’ANSM bien qu’elle refuse toute RTU pour l’hydroxychloroquine, «elle autorise l’envoi de mails promotionnels par Gilead pour le remdesivir, et en organise la distribution gratuite».

Ce énième refus fait suite aux nombreuses études affirmant que l’efficacité de cette molécule contre le Covid-19 n’a pas encore été prouvée. Malgré ces résultats, le Maroc n’a toujours pas renoncé à ce médicament qui constitue le pilier du protocole sanitaire mis en place l’apparition des premiers cas sur son sol.

Le traitement adopté le 23 mars par les autorités sanitaires, «donne de bons résultats», soulignait même le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb. Selon le ministre ce traitement peut réduire la charge virale «très rapidement», en seulement «6 ou 7 jours, en plus de permettre au patient de ne pas aller en soins intensifs».