HRW dénonce le traitement inhumain des migrants en Algérie

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L’association de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, a dénoncé le traitement inhumain subis par les migrants en Algérie dans la synthèse de son rapport sur les migrants dans ce pays.
Dans la synthèse de son rapport sur l’état des migrants en Algérie, l’association de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), a expliqué que les migrants sont soumis à un traitement inhumain. L’association pointe du doigt le renvoi des migrants dont des femmes enceintes, des enfants et des demandeurs d’asile.
HRW note que depuis janvier 2018, l’Algérie a expulsé des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants vers le Niger et le Mali dans des conditions inhumaines et, dans de nombreux cas, sans tenir compte de leur statut légal en Algérie ou de leurs vulnérabilités spécifiques.
«L’Algérie a le pouvoir de contrôler ses frontières, mais cela ne signifie pas qu’elle peut regrouper les gens en fonction de la couleur de leur peau et les larguer dans le désert, indépendamment de leur statut juridique et en l’absence de garanties de procédure équitables», a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
L’organisation internationale des migrants (OIM) a déclaré à Human Rights Watch le 27 juin qu’en 2018, elle avait secouru plus de 7000 migrants de diverses nationalités, autres que nigérienne, expulsées à la frontière avec le Niger. L’agence a également indiqué qu’en 2018, elle avait décompté 22 convois avec à leur bord 9037 citoyens du Niger, composé de 6029 hommes et 3008 femmes, et qui furent expulsés d’Algérie.