France: un agriculteur interpellé pour avoir abattu des moutons le jour de l’Aïd

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Un agriculteur alsacien retraité a été interpellé vendredi en Alsace alors qu’il participait dans un pré à l’abattage clandestin de moutons dans le cadre de la fête musulmane de l’Aïd-el-Kebir.

Cet agriculteur d’Oermingen près de Sarre-Union (Bas-Rhin), âgé d’environ 82 ans, proposait ses services à des musulmans pour abattre des moutons dans le cadre de la fête de l’Aïd, pour « arrondir ses fins de mois », ont indiqué les gendarmes confirmant des informations de la presse locale.

A leur arrivée, les gendarmes ont découvert dans un pré « une installation de fortune et les déchets de 14 ovins » qui venaient d’être abattus, parmi lesquels « une bête agonisante ». Dépêchés sur place, les services vétérinaires ont euthanasié l’animal et saisi les cadavres pour équarrissage. Deux personnes, dont l’agriculteur, ont été interpellées et entendues par les gendarmes, sans placement en garde à vue. Ressorties libres, elles seront convoquées prochainement devant le tribunal de Saverne.

L’agriculteur devait toucher 140 euros par bête abattue. Quelque 1.400 euros en espèces ont été saisis, en accord avec le parquet de Saverne. L’abattage était organisé « en dehors d’un abattoir, dans un pré qui longe une route, vendredi en fin d’après-midi », a-t-on indiqué. « Deux personnes venues acheter des moutons se trouvaient sur place », a-t-on précisé. Le mis en cause « un retraité qui continue à avoir quelques bêtes, pensait pouvoir ainsi arrondir les fins de mois, malheureusement ce n’est pas la meilleure façon », ont souligné les gendarmes.

L’abattage d’un animal dans des conditions illicites est puni de six mois d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Plus de 100.000 animaux d’élevage, essentiellement des ovins, sont sacrifiés légalement chaque année en France pendant les trois jours de l’Aïd el-Kébir (ou Aïd al-Adha), selon les données du ministère de l’Agriculture. Cette année, en plus des quelque 120 abattoirs utilisés toute l’année par la filière halal, une cinquantaine d’installations temporaires ont été agréées.