Coronavirus: le tocilizumab efficace pour les patients dans un état grave

DR.

Le médicament immuno-modulateur tocilizumab a montré son efficacité pour prévenir « l’orage inflammatoire » chez les patients du Covid-19 dans un état grave, selon une étude française non encore publiée, dont les premiers résultats ont été dévoilés lundi.

Ce traitement a réduit « significativement » la proportion de patients ayant dû être transférés en réanimation ou décédés, par rapport à ceux ayant reçu un traitement standard, a indiqué l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).

Il s’agit du « premier essai comparatif par tirage au sort » qui fait la « démonstration d’un bénéfice clinique » de ce traitement chez des malades Covid souffrant d’une infection sévère, ont souligné ses organisateurs au cours d’une conférence de presse téléphonique.

Ces résultats doivent encore être affinés et « consolidés » et feront l’objet d’une publication dans une revue scientifique d’ici quelques semaines. Mais l’AP-HP explique avoir décidé de les rendre publics dès maintenant « pour des raisons de santé publique », du fait du contexte de crise pandémique, et les avoir communiqués aux autorités sanitaires françaises et à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

Lire aussi: Coronavirus au Maroc: 50 nouveaux cas détectés, 76 guérisons

 

Le tocilizumab (Actemra ou RoActemra), du laboratoire Roche, appartient à la famille des anticorps monoclonaux – des anticorps créés en laboratoire, issus d’une seule et même souche de lymphocytes et conçus pour répondre à une cible précise.

Utilisé habituellement dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, il agit en bloquant le récepteur d’une protéine du système immunitaire qui joue un rôle important dans le processus inflammatoire.

Certains patients atteints par le nouveau coronavirus connaissent une brusque aggravation de leur état après plusieurs jours. Elle est probablement liée à une réaction immunitaire et inflammatoire excessive baptisée « orage inflammatoire » ou « orage cytokinique », puisque l’organisme se met à produire de façon excessive des protéines pro-inflammatoires appelées cytokines.