Australie: un site aborigène millénaire détruit par un groupe minier

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Des grottes préhistoriques aborigènes vieilles de 46.000 ans à Pilbara, dans l’ouest de l’Australie, ont subi des dommages irréversibles par des travaux à l’explosif menées par le géant minier anglo-australien Rio Tinto.

« Notre peuple est profondément attristé par la destruction de ces grottes et pleure la perte du lien avec nos ancêtres ainsi qu’avec notre terre », a déploré le président du Comité foncier Puutu Kunti Kurrama, John Ashburton.

« Les sites aborigènes connus en Australie qui sont aussi anciens que celui-ci se comptent sur les doigts de la main », a-t-il indiqué, qualifiant le site de l’un des plus anciens sites occupés à l’échelle de tout le territoire.

Selon M. Ashburton, les propriétaires traditionnels du site avaient appris que Rio Tinto prévoyait de faire sauter la gorge près des cavités rocheuses mi-mai dernier, mais que les tentatives de négociation avec la compagnie minière pour empêcher le dynamitage avaient échoué.

La décision de procéder à des dynamitages dans ce site n’était pas illégale puisque la société disposait des autorisations depuis 2013.

« En 2013, une approbation officielle avait été accordée à Rio Tinto pour lui permettre de mener des activités à la mine Brockman 4 qui auraient un impact sur les grottes de Juukan 1 et Juukan 2 », a rappelé le groupe.

« Rio Tinto a travaillé de manière constructive avec le peuple du Puutu Kunti Kurrama et Pinikura sur une série de questions liées au patrimoine dans le cadre de l’accord et a modifié, lorsque cela était possible, ses activités pour éviter les atteintes au patrimoine et protéger les lieux ayant une importance culturelle pour le groupe », a ajouté la même source.