Vol Casa-Paris: la vessie incontrôlable d'un passager sème la panique chez les militaires français

Un récent vol de la compagnie Royal Air Maroc entre Casablanca et Paris s’est transformé en affaire d’Etat. La France a même fait décollé en urgence deux avions de chasse. En cause: un passager français furieux de ne pas pouvoir satisfaire un besoin pressant. 
Le scénario est digne d’un film tragi-comique. Un passager français de 66 ans aurait semé la pagaille à bord d’un avion de la compagnie Royal Air Maroc assurant la liaison entre Casablanca et Paris au point d’être soupçonné de terrorisme, rapporte la chaîne d’info LCI.
Mais le présumé terroriste n’est en fait qu’un simple citoyen qui a été énervé à cause de sa vessie incontrôlable. Manque de chance, au moment où il voulait partir aux toilettes pour son besoin pressant, les hôtesses de l’air bloquaient le couloir avec leur chariot. Une collation était en train d’être servie aux passagers!
Remonté, le sexagénaire a pu enfin arriver aux toilettes en forçant son chemin. Mais le voilà à nouveau prié de regagner son siège, côté « éco ». L’homme s’énerve, force le passage et exige de parler « au patron ». La tension monte d’un cran lorsque le voyageur agacé et frustré tambourine à la porte verrouillée du cockpit. Il devient alors agressif envers les hôtesses et les stewards. Moment de panique. Le pilote va donc suivre le règlement à la lettre et enclencher depuis sa cabine un code d’alerte, transmis en temps réel aux contrôleurs aériens espagnols puis français.

Alertée, l’armée française fait, de suite, décoller deux avions de chasse Rafale, qui vont escorter le vol AT 788 à hauteur de la région bordelaise et ce jusqu’à son atterrissage à Roissy à 17H09. L’avion de la RAM sera ensuite isolé sur le tarmac de l’aéroport parisien, le temps pour les policiers d’interpeller l’homme.
Placé en garde-à-vue pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « entrave à la circulation d’un aéronef », l’homme a été relâché le 1er juillet avant son procès qui se tiendra en décembre prochain au Tribunal de grande instance de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Souhaitons lui de ne pas avoir un besoin pressant en pleine audience…